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L’année 2014, un bon millésime pour les énergies renouvelables

éoliennes_offshore_photo_Kim_HansenLes énergies renouvelables ont le vent en poupe. L’éolien et le solaire ont notamment connu une forte progression (+12% en 2014). Les énergies fossiles, quant à elles, ont reculé de 7%, selon un rapport publié jeudi dernier par RTE, filiale d’EDF chargée du réseau de transport d’électricité français. Ce rapport est une synthèse de données provisoires fournies par les membres de l’ENTSO-E (European network of transmission system operators), qui regroupe 41 opérateurs présents dans 34 pays.

En 2014, la consommation d’électricité globale pour la zone de l’ENTSO-E a plafonné à 3.210 TWh. Elle est en diminution de 2,4% par rapport à 2013, notamment à cause d’une météo clémente, du ralentissement économique (fermeture d’industries lourdes) et des progrès réalisés en matière d’efficacité énergétique. Cela s’est vérifié pour certains pays, et notamment la France, où le chauffage électrique reste la principale source d’apport calorifique. Par rapport aux années précédentes, les productions hydroélectriques et nucléaires sont restées stables. En 2014, la puissance installée de l’ENTSO-E s’élève à 1.024 GW. Les sources d’énergie renouvelable non hydraulique ont augmenté de 11 GW (+4,9% par rapport à 2013) et représentaient 22% de la puissance installée globale de l’ENTSO-E.

Toujours en 2014, la Grande-Bretagne et la Belgique ont enregistré une baisse de leur production d’énergie nucléaire. Elle est principalement due à la fermeture temporaire de certains réacteurs cette même année. Cette baisse a été compensée, en partie, par l’augmentation de la production des énergies renouvelables (+6,6%). Durant les trois années précédentes, la part des énergies fossiles étaient en régression dans tous les pays européens. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance : d’une part, l’augmentation de la part des énergies vertes dans le mix énergétique ; d’autre part, la fermeture de certaines centrales thermiques jugées non conformes aux normes écologiques. L’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne représentent, à elles trois, plus de la moitié de la production éolienne totale de l’ENTSO-E (254 TWh, soit 56%). L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont les plus gros producteurs d’électricité à partir d’énergie solaire (78% de la production totale, soit 91 TWh). L’éolien et le solaire, représentent 14,4% de la consommation totale de l’ENTSO-E

En outre, les exportations d’électricité, au cours de l’année 2014, sont en augmentation par rapport aux années précédentes. Cela concerne les pays situés sur une ligne allant du Nord-Est vers le Sud-Ouest (passant par l’Allemagne et la France). Dix pays membres de l’ENTSO-E exportent plus de 10% de l’électricité qu’ils produisent chaque année vers des pays voisins. La part des importations vers l’Italie et la Grande-Bretagne est elle aussi en hausse. Onze pays de l’ENTSO-E importent plus de 10% de leur consommation annuelle depuis d’autres pays du réseau.

Ce constat s’inscrit dans la politique pour une croissance verte menée par le gouvernement français dans le cadre de la transition énergétique. Cette dernière visera notamment à réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique à l’horizon 2025.

 

Crédit photo : Kim Hansen

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Croissance verte, avec augmentation de l’éolien et du solaire et de l’éolien… Admettons.
    – Pour quel gain ?
    Réponse : aucun, car en France grâce au nucléaire et à l’hydraulique, l’électricité est décarbonée à 95%
    – A quel coût ?
    Déjà en 2015 la taxe CSPE prélevée sur chaque facture EDF pour financer solaire et éolien, renchérit cette facture de + 15% : car contrairement aux écrits de certains journaux, ce n’est pas le coût de production du kWh qui augmente, mais les taxes décidées par notre gouvernement.
    Si on réduit la production nucléaire à 50% pour favoriser éolien et solaire, la taxe CSPE, à l’instar de la même taxe (EEG) payée par nos voisins allemands, nous fera payer les facture deux fois plus cher !

    Et toujours pour un un gain écologique nul.

    Cherchez l’erreur….

    Répondre
  • bonjour

    C’est sûr que les renouvelables ça coûte un max ! Surtout pour ce qu’on en fait en France !
    Je suis en train de découvrir naïvement que la production photovoltaïque est systématiquement sabotée en France depuis longtemps ! Le record date du 8 avril 2015 ! Cherchez l’erreur !
    Et pendant ce temps EDF fait tourner gaz et charbon ! Alors que le nuke assure 115% de la conso sur le coup de 5h du matin !
    Quant aux 58 réacteurs qui tapissent la France, on les a eu gratos (non?), leur carénage est annoncé à 55 milliards d’euros, le démantèlement va coûter X milliards, le stockage des déchets pareil et la cata qui nous pend au nez bien plus ! Areva à moins 5 milliards, la dette d’EDF un an de chiffre d’affaire c’est sûr que le nucléaire pouvait être pas cher ! Par contre bientôt il va falloir payer et pendant longtemps ! Ca créera peut être des emplois ! hu hu !

    Allez, bonne fin du monde à tous !

    Répondre

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