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Afrique du Sud : vers un nouveau partenariat nucléaire avec la France

Afrique_du_sud_nucléaireAlors que le gouvernement sud-africain s’était déjà exprimé le mardi 23 septembre 2014 pour démentir de manière officielle tout contrat de commande nucléaire passé avec la Russie, il a évoqué cette fois son intention de conclure des protocoles d’accord avec plusieurs pays avant de se prononcer officiellement sur le ou les fournisseurs choisis. Des déclarations qui viennent plus que jamais relancer la compétition pour le marché nucléaire Sud africain dans le cadre d’un nouveau programme de développement de 9.600 MW supplémentaires d’ici 2030.

A la suite des déclarations de Sergueï Kirienko, président de l’Agence russe pour l’énergie nucléaire Rosatom concernant la commande de huit réacteurs dans le cadre d’un nouvel accord de coopération nucléaire entre la Russie et l’Afrique du Sud, le gouvernement sud-africain était intervenu pour préciser qu’aucun contrat de commande n’avait été signé en ce sens et rassurer ainsi les nombreux prétendants.

Le gouvernement a cette fois-ci officiellement relancé la course au grand marché nucléaire national en confirmant son intention de collaborer avec plusieurs nations reconnues dans le secteur nucléaire. La ministre de l’énergie Tina Joemat-Pettersson avait déjà laissé entendre que des accords similaires à celui passé avec le Russie étaient envisagés. On sait dorénavant qu’un accord cadre devrait être effectivement signé avec la France durant le mois d’octobre et que d’autres pourraient suivre avec la Chine et le Japon.

Le programme de développement nucléaire sud-africain destiné à réduire sa dépendance au charbon et à stabiliser l’approvisionnement du réseau électrique national, régulièrement saturé depuis plusieurs années, pourrait s’élever selon les dernières estimations du ministère des finances à plus de 27 milliards de dollars, (environ 21,3 milliards d’euros). Un prix qui dépendra toutefois de la technologie choisie.

Plusieurs leaders internationaux de la filière nucléaire ont exprimé leur intérêt pour la construction des centrales nucléaires sud africaines dont les français EDF et Areva, le japonais Toshiba, l’américain Westinghouse, le chinois China Guangdong Nuclear Power, et le coréen Korea Electric Power.

Le directeur général adjoint pour l’énergie nucléaire Zizamele Mbambo, a finalement précisé que l’appel d’offres “ne serait pas un appel d’offres ouvert” mais très certainement un appel d’offres restreint ou résultant directement d’un accord de gouvernement à gouvernement. Il a également ajouté que l’Afrique du Sud souhaitait à long terme organiser son autosuffisance en énergie et développer pour cela l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie nucléaire, de l’extraction de l’uranium à la production d’électricité. Une volonté qui conditionnera très certainement les accords de partenariats intergouvernementaux en projet, consacrés aux infrastructures en priorité mais également à la formation de techniciens et de scientifiques sud-africains à l’étranger.

Crédits photo : France Diplomatie

Rédigé par : La Rédaction

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