Coopération nucléaire entre l’Algérie et l’Union Européenne - L'EnerGeek

Coopération nucléaire entre l’Algérie et l’Union Européenne

Nucléaire_algérie_ue_cernUne convention de partenariat entre l’Algérie et l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (Cern) a été signée à l’occasion de la visite à Alger d’une délégation de l’organisation, les 25 et 26 mai dernier. Destiné à renforcer les liens de coopérations sur le plan technologique, cet accord prévoit notamment une participation accrue des chercheurs algériens dans l’ensemble des projets du Cern.

Et en effet, comme le précise la convention, les chercheurs mais également l’ensemble des doctorants et ingénieurs algériens seront désormais «impliqués de manière effective dans des activités expérimentales du Cern, reconnu comme milieu d’échanges où évoluent des compétences».

Ils pourront bénéficier d’une «formation, d’acquisition de connaissances en technologies de pointe et d’un savoir-faire significatif dans les domaines les plus divers». On retrouve notamment parmi les domaines d’études cités l’optique de précision, la supraconductivité, la physique de l’ultravide ou encore la physique des couches minces.

Un programme de coopération donc qui semble le bienvenu pour l’Algérie alors que le ministre de l’Energie et des Mines Yousef Yousfi a récemment annoncé la volonté de son pays de mettre en service une centrale nucléaire d’ici 2025. Confronté à une hausse constante de sa demande en électricité, l’Algérie voit dans le nucléaire l’opportunité de répondre à la demande tout en diversifiant son mix énergétique.

Le gouvernement a d’ailleurs créé un Institut National de Génie Nucléaire dont la mission sera de former les ingénieurs et les techniciens indispensables au bon fonctionnement de la future centrale. De plus, l’Algérie pourra compter sur ses 29.000 tonnes de réserves prouvées d’uranium (volume permettant de faire tourner deux réacteurs de 1.000 MW pendant 60 ans).

Crédits photo : Torkild Retvedt

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mer 1 Juin 2016
L’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) suisse souhaite apporter de nouvelles preuves concernant la résistance des centrales aux séismes. En application du programme « Pegasos Refinement Project », les 5 exploitants entendent désormais rassurer sur l’état de leurs installations. (suite…)
lun 18 Juil 2016
En plus de deux REP toujours en fonction, la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux est composée de deux réacteurs graphite-gaz (A1 et A2) fermés respectivement en avril 1990 et mai 1992. Le démantèlement de ces unités, qui devait être achevé en 2034,…
mar 10 Oct 2017
Le groupe EDF a confirmé, dans un communiqué publié lundi 9 octobre 2017, le calendrier des deux dernières phases d’essais du réacteur EPR de Flamanville ainsi que sa mise en service au dernier trimestre 2018. L’électricien public, qui prépare actuellement…
mer 26 Avr 2017
Sur un marché mondial du démantèlement de plus en plus compétitif, le groupe français EDF affiche l’ambition de devenir un des leaders de la déconstruction nucléaire à l'international, et entend pour cela s'appuyer sur son expérience dans l'Hexagone. Premier réacteur…

COMMENTAIRES

  • L’Algérie a beaucoup mieux à faire que de se lancer dans le nucléaire pour produire son électricité.
    Dans ce pays comme dans d’autres, le nucléaire est un serpent de mer qui réapparaît de temps à autre depuis 20 ans.

    Le solaire photovoltaïque et l’éolien coûtent beaucoup moins cher pour ce pays, peuvent très vite être mis en fonction et sont sans danger.

    http://energeia.voila.net/electri2/nucle_pv_maghreb.htm

    Le solaire est d’autant plus adapté à ce pays comme à tous ceux autour de la Méditerranée qu’il produit à son maximum lorsque les besoins sont les plus élevés.

    Lorsque le besoin s’en fera sentir, le stockage du jour pour le soir sera devenu bon marché, aucune crainte de ce côté.

    Répondre
  • … avec à la clé, n’en doutons pas, de belles commissions pour ces marchés juteux !… Peu importe si l’on met en danger les populations avec une industrie qui n’est au point que théoriquement et impossible à gérer sur le long terme, notamment, l’élimination de ses déchets, véritable cauchemar !… Alors que maintenant, on dispose de toute une palette alternative , grâce notamment à des milliers d’hectares de désert qui peuvent enfin servir à quelque chose !…

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.