Biélorussie : la centrale nucléaire d’Ostrovets proche de sa mise en service

Biélorussie : la centrale nucléaire d’Ostrovets proche de sa mise en service

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Dix ans se sont écoulés depuis le feu vert du gouvernement accordé en 2008 au projet de centrale nucléaire d’Ostrovets et l’ouvrage est désormais presque terminé. Cette installation, première centrale nucléaire de Biélorussie, produira à plein régime dès 2020 et permettra à Minsk de réduire d’un quart ses importations de gaz russe, ainsi que le prix de son électricité.

Située à Ostrovets, dans la région biélorusse de Grodno, à une quinzaine de kilomètres de la frontière lituanienne, la première centrale nucléaire biélorusse conçue et financée par la Russie, entre dans sa phase finale. Les deux réacteurs, d’une capacité de 1.200 mégawatts chacun, entreront en service respectivement en 2019 et 2020.

« Une question cruciale de sécurité énergétique »

Ce projet, mené par le groupe nucléaire russe Rosatom, a représenté au total un investissement de 11 milliards de dollars, dont 10 proviennent d’un crédit russe. Approuvée en 2008 par le gouvernement biélorusse, cette installation est aujourd’hui déterminante afin d’assurer la sécurité énergétique du pays et lui permettra à long terme de réduire sa dépendance au gaz en provenance de Russie. « C’est une question cruciale de sécurité énergétique, de dépendance à un seul pays, surtout quand ce pays a recours à des restrictions dans ses livraisons de ressources », a expliqué Alexandre Mikhalevitch, expert du nucléaire à l’Académie des sciences, lors d’une récente conférence énergétique à Minsk. Selon lui, la nouvelle centrale, qui couvrira plus du quart des besoins énergétiques biélorusses, prendra progressivement le relais des centrales à gaz qui fournissent 95 % de l’électricité actuelle du pays.

Côté population, le projet semble désormais bien intégré et beaucoup y voient surtout de bonnes opportunités d’emplois dans la région. Selon la sociologue biélorusse Elena Martichtchenkova, interrogée par l’AFP, environ la moitié de la population biélorusse soutient aujourd’hui le développement de l’énergie nucléaire et cette proportion atteint 65% dans le district d’Ostrovets.

Crédits photo : WNA

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • C’est effectivement « très différent » de dépendre de Gazprom ou de Rosatom, du FSB ou de Poutine ou vice-versa !

    On peut se demander pourquoi cette centrale est si près de Vilnius. Il n’y a pas de centrale aussi proche de Moscou par exemple.

    Mais c’est vrai que pour Rosatom un accident de niveau 5 comme récemment n’est qu’imagination de l’Irsn (organisme français indépendant) et d’autres, pour « nuire à ses intérêts » !

    « Le sommet du Partenariat oriental a été marqué par un échange houleux entre la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, et le ministre biélorusse des Affaires étrangères, Vladimir Makei, à propos d’une centrale nucléaire très controversée. »

    « Cette centrale est située à seulement 40 km de Vilnius, la capitale lituanienne, qui ne l’estime pas sûre. La Lituanie qualifie la centrale de menace pour sa sécurité nationale et reproche à Minsk de l’avoir construite sans égard au droit ou aux normes internationales. »

    « Un échange houleux aurait eu lieu entre Dalia Grybauskaite, présidente lituanienne, et Vladimir Makei, ministre biélorusse des Affaires étrangères, à ce sujet. »

    « La Commission européenne ne considérera pas qu’il s’agit là d’une question bilatérale entre la Lituanie et un pays voisin. Il s’agit d’une question européenne ».

    « La Commission a réussi à faire fermer les réacteurs nucléaires qu’elle considérait comme dangereux en Slovaquie, en Bulgarie et en Lituanie quand ces pays étaient candidats à l’adhésion. »

    https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/nuclear-spat-at-eastern-partnership-summit/

    .

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  • Tchernobyl est un contre-exemple proche à la fois géographiquement et historiquement. Mais à supposer que les experts Européens soient plus qualifiés que les experts russes pour décréter à priori que cette centrale est dangereuse, la Biélorussie est sous l’influence de la Russie et non de Bruxelles. Donc on peut gesticuler comme on veut en affichant une bonne conscience écologique , comme disait un certain Oulianov, « les faits sont têtus ».

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