TotalEnergies a plus que doublé son résultat net ajusté au troisième trimestre 2026, à 9,1 milliards de dollars. La progression est portée par les marges de raffinage et les activités de gaz naturel liquéfié, dans un marché énergétique bouleversé par les perturbations au Moyen-Orient.
Le groupe français a annoncé, jeudi 29 octobre, un résultat net ajusté de 9,1 milliards de dollars pour la période de juillet à septembre, contre environ 4 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 127 %. Il fait également état d’un cash-flow de 12,3 milliards de dollars. Ces performances, détaillées dans son communiqué de résultats, reflètent particulièrement la contribution du raffinage et du négoce d’énergie.
Le raffinage capte la hausse des marges sur les carburants
La branche raffinage-chimie a dégagé un résultat de 3,6 milliards de dollars sur le trimestre. Selon les données publiées par Reuters, cette activité a profité de marges de raffinage exceptionnellement élevées, dans un contexte de tensions sur l’offre mondiale de produits pétroliers.
TotalEnergies a aussi accru de près de 10 % les volumes traités dans ses raffineries. La combinaison d’une activité industrielle plus soutenue et de marges unitaires élevées explique la place prise par cette division dans les résultats trimestriels.
Le raffinage transforme le pétrole brut en essence, gazole, kérosène et autres produits. Sa rentabilité dépend notamment de l’écart entre le coût du brut et la valeur des produits finis. Les perturbations des approvisionnements liées au conflit au Moyen-Orient ont accentué ces écarts et renforcé les revenus des acteurs capables de maintenir leurs capacités de traitement.
Le gaz naturel liquéfié apporte un second relais
Le gaz naturel liquéfié (GNL) contribue lui aussi à la progression. Le résultat de cette activité atteint 1,9 milliard de dollars, soutenu par une hausse de 20 % des prix moyens du gaz et par les performances du négoce de gaz et de GNL, d’après les chiffres communiqués par le groupe et repris par Reuters.
La compagnie tire ainsi des revenus de plusieurs étapes de la chaîne énergétique : production, transformation, commercialisation et échanges internationaux. Cette diversification lui permet de bénéficier de conditions de marché différentes selon les métiers, alors que les flux de pétrole et de gaz sont affectés par les tensions géopolitiques.
Une trésorerie élevée et des rachats d’actions maintenus
Avec 12,3 milliards de dollars de cash-flow sur le trimestre, TotalEnergies annonce un ratio d’endettement inférieur à 10 % à fin septembre. Le résultat net ajusté mesure la performance après retraitement de certains éléments comptables ; le cash-flow renseigne, lui, sur les flux de trésorerie générés par les activités.
Le groupe confirme des rachats d’actions de 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre 2026, puis de 2,5 milliards supplémentaires au premier trimestre 2027. L’acompte sur dividende est maintenu à 0,90 euro par action. Ces décisions accompagnent une période où les marges des métiers pétroliers et gaziers occupent une place déterminante dans les comptes du groupe.






