Gaz et pétrole : le résultat opérationnel ajusté d’Equinor double au troisième trimestre

Le groupe norvégien Equinor a dégagé 12,35 milliards de dollars de résultat opérationnel ajusté au troisième trimestre 2026, porté par la hausse des cours du pétrole et du gaz. Ses nouvelles prévisions de production éclairent le rôle de la Norvège dans l’approvisionnement énergétique européen.

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Gaz et pétrole : le résultat opérationnel ajusté d’Equinor double au troisième trimestre © L'EnerGeek

Le groupe norvégien Equinor a dégagé 12,35 milliards de dollars de résultat opérationnel ajusté au troisième trimestre 2026, porté par la hausse des cours du pétrole et du gaz. Ses nouvelles prévisions de production éclairent le rôle de la Norvège dans l’approvisionnement énergétique européen.

Equinor a presque doublé son résultat opérationnel ajusté sur un an, à 12,35 milliards de dollars au troisième trimestre, contre environ 6,2 milliards un an auparavant. Le groupe a présenté ses comptes le 28 octobre, dans un contexte de fortes tensions sur les marchés pétrolier et gazier. Son bénéfice net comptable s’établit à 2,54 milliards de dollars : ce dernier indicateur, après prise en compte d’autres charges et éléments financiers, est distinct du résultat opérationnel ajusté mis en avant par l’entreprise, comme le détaille son communiqué de résultats.

Des prix élevés et une production en progression

Le groupe indique avoir réalisé un prix moyen de 20 dollars par million d’unités thermiques britanniques (MBtu) pour son gaz vendu en Europe et de 92,3 dollars par baril pour ses liquides au cours du trimestre. L’augmentation des prix, les marges de raffinage et les activités de commercialisation ont fortement contribué à la performance. Reuters souligne le rôle des perturbations d’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient dans cette flambée des cours.

La production propre d’Equinor atteint 2,166 millions de barils équivalent pétrole par jour, en hausse de 2 % sur un an. Sur le plateau continental norvégien, les nouveaux gisements et les nouveaux puits ont compensé le déclin naturel de certains champs et des interruptions de production. À l’international, l’activité pétrolière et gazière a progressé de 21 % dans le périmètre de reporting concerné, notamment grâce à des apports au Royaume-Uni et au Brésil.

Fort de ces volumes, Equinor relève sa prévision de croissance de la production pétrolière et gazière pour l’ensemble de 2026 : elle vise désormais environ 4 %, contre 3 % auparavant. Il s’agit d’une prévision annuelle, dépendante de l’activité des derniers mois, et non d’une production supplémentaire déjà réalisée.

Pourquoi les résultats d’Equinor comptent pour le marché européen du gaz

La place de la Norvège donne une portée particulière à ces résultats. Selon la Commission européenne, le pays représentait 31 % des importations totales de gaz de l’Union européenne en 2025, en comptant les gazoducs et le gaz naturel liquéfié. Il en était le premier fournisseur.

Les chiffres d’Eurostat pour le deuxième trimestre 2026 montrent que la Norvège assurait encore 51,2 % des importations européennes de gaz à l’état gazeux, devant l’Algérie. Equinor est l’un des grands producteurs et commercialisateurs norvégiens : ses résultats reflètent ainsi une partie des tensions qui traversent l’approvisionnement européen, sans se confondre avec l’ensemble des exportations du pays.

La forte hausse des revenus du groupe découle d’abord des prix obtenus et de ses marges, tandis que ses volumes de production progressent plus modérément. Cette différence compte pour apprécier la situation du marché : les recettes des producteurs peuvent augmenter beaucoup plus vite que les quantités d’énergie livrées.

Des investissements qui dépassent les hydrocarbures

Equinor poursuit parallèlement le développement de ses activités électriques. Sa production renouvelable a augmenté de 26 % sur un an, soutenue notamment par le parc éolien en mer Dogger Bank et un actif terrestre au Brésil. L’ensemble de sa production d’électricité a atteint 1,32 térawattheure sur le trimestre, malgré un recul de la production électrique au gaz sur le site de Triton.

Le groupe a également pris une participation dans la centrale électrique au gaz de Lackawanna, aux États-Unis, et fait avancer le projet pétrolier Bay du Nord au Canada avec un nouveau partenaire. Ces opérations illustrent une stratégie associant production d’hydrocarbures, négoce et investissements dans l’électricité.

Au troisième trimestre, les flux de trésorerie issus des activités opérationnelles après impôts payés se sont élevés à 8,14 milliards de dollars. Equinor maintient un dividende trimestriel de 0,39 dollar par action et prévoit jusqu’à 3 milliards de dollars de rachats d’actions sur l’ensemble de 2026. La quatrième tranche de ce programme doit débuter le 29 octobre, selon les modalités annoncées avec les résultats.

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