Le mégayacht du cofondateur de Google consomme autant que 600 foyers : trop imposant pour la marina, il finit au quai de la Marine espagnole

142 mètres de long, deux héliports, une piscine à fond de verre : le yacht de Sergey Brin était si imposant qu’il a fallu réquisitionner un quai militaire à Minorque. Les détails de ce colosse à 450 millions de dollars valent le détour.

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Le mégayacht du cofondateur de Google consomme autant que 600 foyers : trop imposant pour la marina, il finit au quai de la Marine espagnole
Source : Capture d'écran YouTube - Gibraltar Yachting | L'EnerGeek

Le Dragonfly, mégayacht appartenant à Sergey Brin, cofondateur de Google, a accosté à Maó, sur l’île de Minorque, aux Baléares. Avec ses 142 mètres de long, le navire était trop imposant pour la marina locale, pourtant réservée aux yachts les plus luxueux de l’île, raconte L’Independant. Il a fallu l’amarrer à un poste de croisière de 258 mètres, sur le quai d’une base navale de la Marine espagnole, au port de Moll de Ponent.

Un quai militaire reconverti pour l’occasion

Le Moll de Ponent n’a rien d’une marina civile classique. Il s’agit du quai ouest de la base navale espagnole de Mahón, situé sur l’île de Pinto. L’Autorité portuaire des îles Baléares peut toutefois y accéder grâce à un accord conclu en 2000 avec le ministère espagnol de la Défense, et le poste d’amarrage utilisé par le Dragonfly a lui-même été créé en 2003, dans le cadre d’un projet destiné à adapter le quai aux navires de croisière.

Le yacht aurait pu rester au mouillage, au large. Mais l’accostage offrait des avantages pratiques non négligeables :

  1. sécurité renforcée
  2. ravitaillement facilité
  3. collecte des déchets
  4. surtout circulation directe des passagers entre le bord et la terre ferme, sans avoir à recourir aux annexes

Le quai commercial ouvert convenait aussi mieux à un navire équipé de deux héliports qu’une marina encombrée.

Avant Minorque, le Dragonfly avait été aperçu au large de Formentera, dans ce qui ressemblait à une traversée des îles Baléares.

Un ancien projet russe finalement livré à Sergey Brin

Le Dragonfly a été livré en 2024 par le chantier naval allemand Lürssen. Il avait initialement été commandé par le milliardaire russe Leonid Mikhelson, mais des sanctions internationales ont empêché sa livraison. Le yacht a finalement changé de mains pour appartenir à des intérêts américains, avec Sergey Brin comme propriétaire. Il aurait été présenté, à l’époque, comme le plus grand yacht de luxe jamais enregistré aux États-Unis.

Estimé à 450 millions de dollars, le navire dispose de 12 cabines, d’une piscine à fond de verre, d’une salle de sport, d’une salle de jeux, d’un salon de beauté et de vastes espaces de détente. Un pont entier est consacré aux affaires, avec un vaste bureau privé et un hangar à hélicoptère dissimulé, une organisation qui reflète l’éthique de travail intense connue de Sergey Brin.

Sa propulsion hybride diesel-électrique est conçue pour un fonctionnement efficace et silencieux, et une station de dessalement embarquée lui assure sa propre alimentation en eau douce. Sa consommation électrique équivaut à celle d’environ 600 foyers.

Les frais de fonctionnement annuels du Dragonfly sont estimés entre 30 et 40 millions de dollars, une somme qui couvre l’équipage, l’assurance, les droits de douane et l’amarrage. La fortune de Sergey Brin, elle, dépasse 132 milliards de dollars selon le rapport de Minorque.

L’amarrage du yacht a attiré de nombreux curieux sur le port, certains prenant même le navire pour un bâtiment de guerre.

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