En Chine, des robots suivent de vrais cours à l’école : ce qu’ils apprennent en classe surprend même leurs ingénieurs

En Chine, des robots humanoïdes apprennent à maîtriser des gestes quotidiens et se préparent à révolutionner notre quotidien.

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En Chine, des robots suivent de vrais cours à l'école : ce qu'ils apprennent en classe surprend même leurs ingénieurs
En Chine, des robots suivent de vrais cours à l’école : ce qu’ils apprennent en classe surprend même leurs ingénieurs © L'EnerGeek

En Chine, les robots humanoïdes franchissent une nouvelle étape grâce à un centre d’innovation inédit situé à Zhangjiang. Cette école pour le moins singulière a pour objectif d’améliorer les gestes et les compétences de ces machines révolutionnaires, tant pour un usage domestique qu’industriel, raconte Futura Sciences. En mutualisant les avancées technologiques, la Chine vise à devenir un acteur incontournable dans le domaine des robots humanoïdes, une ambition qui pourrait transformer notre façon d’interagir avec ces machines au quotidien.

Un centre d’innovation à Zhangjiang

Le centre d’innovation de Zhangjiang, qui s’étend sur 5 000 m², offre un environnement adapté au développement de ces pensionnaires faits de boulons, de capteurs et de puces électroniques. Réparti sur deux étages, il dispose aussi d’une base d’entraînement à Shanghai de 3 000 m² et est relié à d’autres sites à Suzhou, Jinan, Hefei et Zhengzhou. La première promotion compte plus de 100 robots, venus d’une douzaine d’entreprises participantes, chacune apportant ses spécificités en termes de formes, de tailles et de degrés de mobilité.

L’école cherche à transformer ces « élèves » en machines polyvalentes, capables de s’intégrer dans la vie moderne. À la manière d’un être humain qui passe environ 15 à 20 % de sa vie à apprendre, les robots suivent un programme intensif et accéléré, sans récréation ni congés.

Ce qu’ils apprennent et comment

L’objectif principal de l’institution est d’améliorer la motricité des robots pour qu’ils puissent facilement s’intégrer dans les foyers qui peuvent se permettre un robot domestique. Après leur formation, ces machines doivent maîtriser des tâches liées à certains métiers spécialisés dans des secteurs aussi variés que l’industrie, la médecine, les services et l’agriculture. Au cœur du programme, les robots apprennent des gestes comme plier un T-shirt, ranger une étagère, nettoyer un équipement ou plier un drap-housse.

Les opérateurs humains jouent un rôle central dans cette démarche, en supervisant et en guidant les humanoïdes pendant l’entraînement. Chaque mouvement est scruté, corrigé et répété jusqu’à 600 fois par jour, ce qui améliore leur motricité tout en permettant de collecter des données précieuses sur les erreurs et les réussites. Avec environ 50 000 points de données collectés quotidiennement, soit près de 10 millions d’informations par an, cette masse de données devient une vraie matière première pour les entreprises participantes, leur évitant les doublons et accélérant le développement des robots humanoïdes.

L’ambition technologique de la Chine et ce que ça change sur le marché

Alors que les robots humanoïdes gagnent en compétences et en efficacité, la Chine affiche son objectif de dominer ce secteur avant la fin de l’année prochaine. Déjà détentrice de 54 % du marché mondial des robots industriels, elle travaille sur la création d’un « super cerveau » capable de synthétiser tous les apprentissages réalisés au centre. Ce dispositif permettra, à terme, à chaque robot conçu en Chine de se former de manière autonome depuis ses usines, en récupérant immédiatement des compétences consolidées par l’enseignement du centre.

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