Pas de wifi sur votre lieu de vacances : un technicien réseau partage les astuces que la plupart des voyageurs ignorent encore

Pas de wifi à la location ? Avant de vous jeter sur le premier réseau gratuit venu, sachez qu’un faux hotspot peut aspirer vos identifiants en quelques secondes. Voici les bons réflexes pour surfer sans risque cet été.

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Pas de wifi sur votre lieu de vacances : un technicien réseau partage les astuces que la plupart des voyageurs ignorent encore
Pas de wifi sur votre lieu de vacances : un technicien réseau partage les astuces que la plupart des voyageurs ignorent encore © L'EnerGeek

Pas de wifi dans le logement de vacances. C’est la mauvaise surprise que découvrent chaque été des vacanciers fraîchement arrivés, alors que les congés estivaux ont démarré le samedi 4 juillet. Résultat : impossible de consulter ses emails, de partager ses photos ou de lancer le dernier épisode de sa série. Plusieurs solutions existent pour ne pas rester coupé du monde, à condition de ne pas se jeter tête baissée sur n’importe quel réseau gratuit.

Quatre façons de capter Internet loin du wifi

La première option, la plus simple, consiste à utiliser la data du forfait mobile, explique La République des Pyrénées. La plupart des forfaits incluent aujourd’hui plusieurs gigas de connexion, largement suffisants pour la quasi-totalité des recherches en ligne.

Quand il faut connecter un ordinateur ou une tablette, le partage de connexion du smartphone fait l’affaire : l’appareil crée son propre point wifi, et l’ordinateur puise alors dans la data du forfait mobile.

Pour les gros besoins ou les séjours longs, les opérateurs proposent des clés 4G, disponibles en magasin d’électroménager ou d’informatique. Une fois activée, la clé permet de connecter tous ses appareils par wifi, où que l’on soit en France et parfois même à l’étranger.

Reste enfin la solution des bornes et hotspots publics, présents dans les gares, les trains, les aéroports et certaines aires d’autoroute. Les opérateurs proposaient historiquement des hotspots communautaires (SFR Wifi Fon, Orange Wifi, Free Wifi), accessibles avec un identifiant et un mot de passe, mais ces réseaux tendent à disparaître, comme l’illustre la fin de FreeWifi et de SFR WiFi FON.

Sur un réseau ouvert, les pirates guettent

C’est précisément sur ces réseaux ouverts, partagés par des dizaines de vacanciers dans un camping ou un hôtel, que le risque grimpe. Sans mot de passe ni protection solide, les échanges peuvent être interceptés par un pirate connecté au même réseau, via ce qu’on appelle une attaque de l’homme du milieu : identifiants et mots de passe passent alors à la portée du premier venu.

Autre piège, le faux hotspot : des cybercriminels créent un réseau au nom presque identique à celui de l’établissement, et les vacanciers s’y connectent en toute confiance. Selectra propose un guide détaillant ces risques et les parades possibles.

Face à cette menace, Cybermalveillance.gouv.fr avance une règle simple : ne jamais consulter son compte bancaire ni effectuer de paiement en ligne sur un wifi public. L’organisme recommande de basculer sur sa connexion mobile pour ce type d’opération. « En mobilité, privilégiez la connexion de votre abonnement téléphonique aux réseaux WiFi publics », indique l’organisme sur son site officiel.

Un forfait avec suffisamment de data couvre largement une consultation bancaire ou un paiement, et la 4G reste bien plus difficile à intercepter qu’un réseau ouvert.

Avant de se connecter, mieux vaut aussi demander à la réception le nom exact du réseau officiel : un hotspot légitime porte généralement le nom de l’établissement, sans faute d’orthographe. Un nom presque identique doit alerter, et en cas de doute, autant renoncer et repasser sur la data mobile.

Cybermalveillance.gouv.fr conseille par ailleurs de désactiver la connexion automatique aux réseaux wifi dans les réglages du téléphone, pour éviter de se retrouver relié sans le vouloir à un réseau ouvert ou à un faux hotspot, et de vérifier systématiquement la présence du cadenas et du « https » avant de saisir un identifiant.

Si l’usage d’un wifi public s’avère vraiment inévitable, un VPN chiffre la connexion et rend les données illisibles pour un pirate, à condition de choisir un service reconnu : les versions gratuites financent souvent leur activité en exploitant les données de leurs utilisateurs.

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