À l’arrêt depuis plusieurs mois, la centrale nucléaire de Fessenheim va être démantelée. Le gouvernement vient de donner son feu vert pour ce chantier titanesque. Il va durer 15 ans.
Le gouvernement annonce le démantèlement de la centrale de Fessenheim
Après des années d’arrêt et de débats, la centrale nucléaire de Fessenheim entre dans une étape décisive. Le gouvernement français vient d’autoriser officiellement sa déconstruction complète, ouvrant un chantier industriel inédit en France. Cette décision marque une étape majeure dans la gestion de l’après nucléaire pour ce site emblématique du parc français. Fermée définitivement en 2020, la centrale attendait encore cette validation administrative pour entamer sa phase de déconstruction lourde. Jusqu’ici, seules des opérations préparatoires avaient été engagées. Désormais, EDF est autorisée à démonter les installations en profondeur.
Cette décision repose sur un cadre réglementaire strict. Elle fait suite à l’avis des autorités de sûreté nucléaire et à plusieurs années d’instruction du dossier. Le gouvernement valide ainsi un processus complexe, à la fois technique, environnemental et économique. Cette autorisation concerne l’ensemble des installations nucléaires du site. Elle ouvre la voie à un chantier qui s’étendra sur 15 ans, avec des enjeux considérables en matière de sécurité et de gestion des déchets radioactifs.
Démantèlement de la centrale nucléaire : un chantier de longue haleine
Le démantèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim s’annonce particulièrement ambitieux. Il ne s’agit pas simplement de déconstruire des bâtiments, mais de traiter des installations hautement sensibles. EDF devra notamment gérer le combustible usé, démonter les réacteurs et traiter les matériaux contaminés. Ces opérations nécessitent des technologies spécifiques et une expertise pointue. Par ailleurs, elles doivent être réalisées dans le respect de normes de sécurité extrêmement strictes.
La durée du chantier illustre son ampleur. Selon les estimations relayées par L’Alsace le 3 mai 2026, le démantèlement complet pourrait s’étendre sur de nombreuses années. Mais une date butoir a été fixée : le 30 juin 2048. Une échéance qui souligne la complexité du processus. Le coût constitue également un enjeu majeur. Même si les montants précis varient selon les phases du projet, il s’agit d’un investissement de plusieurs centaines de millions d’euros. Ce chantier mobilisera des ressources humaines et financières importantes sur le long terme.
Centrale nucléaire de Fessenheim : un symbole énergétique et politique
Au delà des aspects techniques, la centrale nucléaire de Fessenheim revêt une dimension symbolique forte. Mise en service en 1977, elle était la plus ancienne centrale en activité en France avant sa fermeture. Sa fermeture avait déjà suscité de vifs débats, opposant partisans du nucléaire et défenseurs de la transition énergétique. Aujourd’hui, son démantèlement relance ces discussions, notamment sur l’avenir du parc nucléaire français.
Le gouvernement, de son côté, insiste sur la nécessité de maîtriser l’ensemble du cycle nucléaire, y compris la phase de démantèlement. Cette approche vise à garantir la sécurité des populations et la protection de l’environnement.






