Depuis le début du mois de mars 2026, les automobilistes français et européens ont vu leurs dépenses liées au diesel s’envoler avec une flambée des prix. Au vendredi 6 mars 2026, le prix moyen du litre de gasoil s’élevait à 1,90 €, dépassant ainsi celui de l’essence sans-plomb 95, qui atteignait 1,79 € à la même date. Une hausse marquée principalement par une augmentation de la dépendance européenne aux importations de diesel en provenance du Moyen-Orient, influencée par le conflit en Ukraine.
Prix qui montent et tensions dans le monde
La hausse spectaculaire du prix du diesel atteint des sommets que l’on n’avait plus vus depuis l’été 2022. Symbole de cette flambée, le 9 mars, le prix du diesel atteint un pic de 2,00 € le litre en France, soit une augmentation de +0,28 € depuis le début du conflit au Moyen-Orient survenu le 28 février, rapporte Franceinfo. En comparaison, sur une période de dix jours, l’essence SP95‑E10 a seulement connu une hausse de 0,11 €, montrant une hausse beaucoup plus limitée que celle du diesel.
Les principales raisons avancées par les experts, comme Carine Sebi de l’institut Énerg, incluent une dépendance fortement renforcée aux importations moyen-orientales depuis la guerre en Russie. Cette situation rend la France, où la majorité du gazole consommé vient de l’extérieur, particulièrement vulnérable aux tensions internationales. Blandine Ruty, secrétaire générale de l’Ufip, précise que près d’un tiers du gasoil consommé en Europe est importé du Moyen-Orient, accentuant la volatilité du marché européen du diesel.
Ce qui joue côté offre et fiscalité
Sur le plan global, la demande mondiale pour le gazole est élevée, en raison de ses divers usages allant des véhicules routiers à l’agriculture et à la navigation. Comme le souligne Francis Pousse de Mobilians, « tout le monde veut en acheter », provoquant une augmentation de sa valeur à l’importation. Ce phénomène est aggravé par des tensions géopolitiques, comme le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
En France, la fiscalité joue aussi un rôle significatif dans cette hausse. Alors que la principale taxe sur les produits pétroliers, l’accise, était historiquement plus favorable pour le gazole, l’État s’efforce de réduire cet avantage pour aligner la fiscalité du diesel avec celle de l’essence, et cela pour des raisons environnementales.




