Elles promettent l’avenir vert, mais leur face cachée inquiète déjà

Les centres de données explosent en France et aux États-Unis, mais cette croissance soulève de graves inquiétudes sanitaires et environnementales.

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Elles promettent l’avenir vert, mais leur face cachée inquiète déjà
Elles promettent l’avenir vert, mais leur face cachée inquiète déjà © L'EnerGeek

Les centres de données, ces immenses installations qui soutiennent notre univers numérique, se multiplient à grande vitesse, aussi bien en France qu’aux États-Unis. Cette croissance répond à une demande informatique toujours plus forte (notamment liée à l’intelligence artificielle), mais elle suscite aussi des inquiétudes liées à la santé publique et à l’environnement.

Le boom des centres de données et les inquiétudes

En Ohio, et plus précisément autour de Columbus, capitale de l’État, le développement des centres de données a explosé : plus de 130 installations ont été construites au cours des dix dernières années. La ville de Hilliard en a fait l’expérience, où les habitants ont réussi à faire déplacer un projet initialement prévu près de leurs domiciles.

Pourtant, cette multiplication de projets pose des questions, relayées par le média WCMH et l’association CEDS (Services de défense communautaire et environnementale), sur les répercussions potentiellement néfastes. Dans de nombreuses régions des États-Unis, comme en Ohio, la réglementation n’oblige pas toujours à réaliser une évaluation des risques sanitaires avant de lancer un chantier.

CEDS recommande pourtant que de telles évaluations soient faites avant chaque projet et que aucun centre ne soit construit à moins d’un kilomètre des habitations. Ce manque de précautions sanitaires et environnementales inquiète particulièrement les associations locales, qui demandent un changement des règles.

Ce que ça pose comme questions pour l’environnement en France

En France, la situation ressemble à celle des États-Unis. Les projets de centres de données se multiplient dans des régions comme la Drôme, près de la gare de Valence, où les habitants expriment leur inquiétude face à la consommation électrique élevée de ces installations.

Dans l’Indre, un projet porté par Google est accusé de consommation d’eau excessive, posant des questions sur la gestion durable des ressources hydriques. Au Bourget, d’autres résidents s’alarment des atteintes possibles à l’environnement causées par ces infrastructures, illustrant une forte mobilisation citoyenne.

Les riverains et les associations écologistes s’inquiètent notamment de l’alimentation de ces centres par des énergies fossiles, sources de polluants comme le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines. Ces polluants peuvent pénétrer dans les voies respiratoires et provoquer des maladies respiratoires ou d’autres « troubles mortels ».

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