Vol de voiture : pourquoi l’électrique échappe aux voleurs

Alors que les vols de voitures ont globalement reculé en France en 2025, la question du risque de vol reste très présente dans l’esprit des automobilistes. Pourtant, derrière la méfiance générale se dessine une réalité surprenante, les véhicules 100 % électriques semblent nettement moins prisés par les voleurs que leurs homologues thermiques.

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Vol de voiture : pourquoi l’électrique échappe aux voleurs
Vol de voiture : pourquoi l’électrique échappe aux voleurs © L'EnerGeek

Une forte baisse des vols en 2025, mais un profil de victime très inégal

Selon les dernières données chiffrées publiées par plusieurs médias spécialisés, les infractions liées au vol de voitures ont connu une évolution importante en 2025 sur le territoire français. D’après le ministère de l’Intérieur, les vols de véhicules ont enregistré une baisse de 9 % en 2025 par rapport à l’année précédente, une inflexion sensible après plusieurs années de hausse continue. Or, cette diminution ne se répartit pas de manière uniforme selon le type de motorisation.

Dans le détail, les voitures thermiques représenteraient encore une écrasante majorité des délits : environ 54 % des vols recensés concernent ces modèles traditionnels, suivis des hybrides (36 %). À l’opposé, les voitures 100 % électriques ne comptent que pour 3 % des véhicules volés en 2025 selon ces mêmes chiffres. Cette répartition radicalement différente soulève une question essentielle, la voiture électrique est‑elle réellement moins sujette au vol que la thermique ?

Vingt fois moins de vols : ce que disent les chiffres récents

L’un des témoignages les plus explicites de cette tendance provient d’une analyse publiée récemment par 01net : « Les véhicules dotés d’une batterie et de moteurs électriques sont vingt fois moins victimes de vols que leurs équivalents thermiques » selon l’article spécialisé. Cette affirmation est accompagnée d’un contexte chiffré. Dans la réalité des statistiques françaises de 2025, à peine 3 % des vols signalés concernent un véhicule électrique, tandis que la grande majorité des délits touche les voitures à moteur thermique ou hybride.

Ce rapport souligne un contraste fort. Alors que les motorisations traditionnelles continuent de concentrer le risque, la probabilité qu’une voiture électrique soit volée semble significativement plus faible. D’où l’idée, reprise par plusieurs acteurs du secteur automobile, que l’électrification, au‑delà de ses autres atouts, pourrait constituer un frein réel au vol.

Pourquoi la voiture électrique est moins convoitée

Plusieurs raisons expliquent cette faible attractivité des voitures électriques pour les réseaux criminels :

  • Difficultés de revente et de démontage : les voitures électriques, du fait de leur architecture très intégrée, offrent moins de pièces détachées à forte demande sur le marché parallèle, ce qui réduit leur intérêt pour les voleurs.
  • Technologies embarquées sophistiquées : de nombreux modèles électriques sont équipés de systèmes de suivi, de traçabilité ou de blocage à distance, ce qui accroît le risque pour un voleur de laisser des traces.
  • Contraintes opérationnelles : la nécessité de recharger la batterie après un vol rend plus difficile la fuite rapide, ce qui complique les scénarios classiques d’enlèvement et de fuite.

Au total, ces éléments conjoncturels expliquent que, malgré la valeur potentiellement élevée de certains composants (comme une batterie), les véhicules électriques restent nettement moins intéressants pour les malfaiteurs que les voitures thermiques.

Un contexte mondial qui conforte cette tendance

Bien que les données françaises soient au centre de cette analyse, d’autres éléments internationaux confortent l’idée d’une faible vulnérabilité des voitures électriques en matière de vol. Des rapports anglo‑saxons, notamment aux États‑Unis, montrent que parmi les véhicules les moins fréquemment volés figurent plusieurs modèles électriques, suggérant que cette tendance pourrait dépasser le seul cadre national.

De même, des sources spécialisées dans les statistiques de criminalité automobile anciennent déjà établissent que les modèles électriques dominent, par leur absence, les palmarès des véhicules ciblés par les voleurs, même si ces données ne reflètent pas toujours des chiffres strictement comparables à ceux du contexte français actuel.

Le vol de voiture en 2025 : thermiques toujours en première ligne

Malgré cette faiblesse globale du vol des voitures électriques, les modèles thermiques conservent une attractivité très supérieure pour les voleurs, principalement parce qu’ils constituent encore la plus grande partie du parc automobile en circulation et offrent un marché de pièces détachées établi. Parmi les véhicules les plus volés figurent traditionnellement des citadines et des SUV thermiques courants, qui restent faciles à revendre.

Ainsi, même si la proportion de voitures électriques dans les sinistres reste faible, le risque de vol pour une voiture thermique reste significativement plus élevé qu’une électrique, une réalité qui peut peser dans les décisions d’achat ou de renouvellement pour de nombreux automobilistes soucieux de sécurité.

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