Cauchemar sans fin pour l’EPR de Flamanville : ce que personne n’avait anticipé

Le redémarrage de l’EPR de Flamanville, prévu pour août 2025, fait face à des défis techniques majeurs.

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Cauchemar sans fin pour l’EPR de Flamanville : ce que personne n’avait anticipé
Cauchemar sans fin pour l’EPR de Flamanville : ce que personne n’avait anticipé © L'EnerGeek

Dans le paysage de l’énergie en France, l’EPR de Flamanville, installé dans la Manche, représente une belle avancée technologique avec son réacteur de 3e génération. Toutefois, ce projet ambitieux a rencontré plusieurs embûches techniques qui ont retardé sa mise en service complète. Arrêté depuis le 19 juin 2025 à cause d’une fuite sur une soupape de protection, le réacteur avait atteint seulement 60 % de puissance avant cet arrêt forcé. Les tests de mise en service, qui impliquent des variations de puissance importantes, ne reprendront pas avant 2025, posant un sacré défi pour les équipes techniques et les autorités de régulation.

Travaux techniques à réaliser

Les derniers soucis détectés ont nécessité des interventions spécifiques sur certaines pièces des trois soupapes du circuit primaire. Ces opérations comprennent notamment un usinage minutieux. Pour garantir la sécurité du réacteur et son bon fonctionnement, chaque opération doit être réalisée avec soin et précision. De plus, l’expérience acquise à l’international est prise en considération pour optimiser ces innovations nucléaires.

L’inspection menée par l’Autorité de Sûreté Nucléaire Régionale (ASNR) le 16 juillet 2025 a permis d’étudier la situation. À l’issue de cette vérification, une note a été publiée rappelant qu’un problème similaire s’était déjà produit en avril 2025. À ce moment-là, une opération d’exploitation avait été nécessaire pour retrouver l’étanchéité d’une soupape défaillante. La remise en état d’une seconde soupape présentant des signes de dysfonctionnement est également en cours. Les préparatifs et le sérieux des interventions ont été jugés satisfaisants par l’ASNR.

Conseils et inquiétudes de l’ASNR

L’ASNR a lancé plusieurs recommandations pour éviter d’autres soucis à l’avenir, insistant sur la sécurité nucléaire. Un point particulier mis en avant concerne le risque d’explosion lié à une possible accumulation d’hydrogène, due à l’absence du bouchon d’eau formé à chaud en amont de la soupape. L’utilisation adaptée de la maquette présente sur site pourrait améliorer la fiabilité des interventions futures.

La disponibilité des pièces de rechange est également remise en question par l’autorité de régulation, notamment avec l’unique pilote solénoïde disponible comme pièce de rechange. Cette situation met en lumière le besoin urgent d’assurer un approvisionnement suffisant afin d’éviter tout arrêt prolongé.

Objectifs et réactions extérieures

Malgré ces difficultés, EDF prévoit de redémarrer le réacteur dès le 13 août 2025, avec l’ambition d’atteindre la pleine puissance (100 %) avant la fin de l’été 2025. Ce calendrier serré suscite tout de même des préoccupations parmi les acteurs locaux.

La publication estivale de la note par l’ASNR a provoqué une réaction immédiate du Crilan, qui demande la tenue d’une réunion exceptionnelle du Comité Local d’Information (CLI) de Flamanville afin de discuter des problèmes liés aux soupapes avant tout redémarrage potentiel du réacteur.

Importance technique du circuit primaire

Le circuit primaire a un rôle fondamental dans le fonctionnement du réacteur nucléaire : il assure le refroidissement du cœur du réacteur tout en produisant la vapeur nécessaire pour actionner la turbine électrique. Toute défaillance dans ce système complexe peut entraîner des conséquences importantes sur la performance globale du réacteur.

7 réflexions au sujet de “Cauchemar sans fin pour l’EPR de Flamanville : ce que personne n’avait anticipé”

  1. Faux! Vous indiquez que le circuit primaire génère la vapeur ce qui est faux. l’EPR est un REP donc réacteur à eau pressurisé. L’eau du circuit primaire passe par des générateurs de vapeur GV, pour créer de la vapeur dans le circuit secondaire.
    Dans la partie haute du circuit primaire il y a un peu de vapeur qui sert uniquement à réguler la pression dans le primaire.
    Ce sont les réacteurs REB (eau bouillante) qui utilise le primaire pour faire de la vapeur et faire tourner les turbines. En France nous utilisons uniquement la technologie REP et non REB.

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  2. En fait le problème s’est déjà posé sur l’EPR finlandais en mars 2020…
    Sauf que visiblement en France , on est meilleurs que tout le monde et on se fout du REX .
    C’est juste un défaut de conception que FLA3 va trainer tout le long de sa « longue ? » carrière .

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  3. Les fûts de déchets radioactifs sont tous à récupérer aujourd’hui, il y en a même en méditerranée, dans des épaves coulées par des italiens peu scrupuleux en guise de traitement.

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