Depuis son retour à la Maison-Blanche, l’administration Trump entend donner un coup d’arrêt aux énergies renouvelables. Le projet Equinor, au large de New York, avait été suspendu. Finalement, il va pouvoir reprendre.
Le projet éolien Equinor va finalement reprendre
L’administration Trump vient de lever le gel qui entravait le projet éolien offshore Empire Wind 1, piloté par le groupe norvégien Equinor. Ce chantier d’envergure, suspendu brutalement un mois plus tôt, renaît soudainement avec l’assentiment du président Donald Trump lui-même. Sur le papier : 54 turbines, 810 mégawatts, une alimentation prévue pour 500 000 foyers new-yorkais. Des chiffres qui pèsent lourd, autant pour le climat que pour les ambitions économiques d’un État en quête de transition écologique.
Selon les précisions d’Equinor, le projet est évalué à 2,5 milliards de dollars, soit environ 2,25 milliards d’euros. Situé à 24 kilomètres au sud de Long Island, il est censé devenir le tout premier parc éolien offshore à alimenter directement la ville de New York. Le début de la production d’électricité est prévu pour 2027, à condition que l’administration de la Maison-Blanche ne change pas d’avis entre-temps.
Un blocage politique à la hache, un revirement à la hâte
C’est Doug Burgum, secrétaire américain à l’Intérieur, qui avait signé l’arrêt brutal des travaux à la mi-avril 2025, invoquant une absence d’analyse suffisante menée par l’équipe de l’ex-président Biden. En creux, une attaque politique contre une orientation jugée trop favorable aux énergies vertes. Ce gel avait aussitôt plongé Equinor dans l’incertitude.
Ce n’était pas un bluff. Les pertes, estimées à 50 millions de dollars par semaine, menaçaient directement la viabilité du chantier. L’annonce surprise de Donald Trump, levant le moratoire sans explication formelle du Département de l’Intérieur, s’inscrit donc dans la longue liste des nombreux retournements de situation imprévus.
La gouverneure démocrate de New York, Kathy Hochul, a salué le geste présidentiel, allant jusqu’à qualifier Empire Wind de « projet critique » pour l’emploi et l’environnement. « L’avenir économique de New York sera alimenté par une énergie abondante et propre qui aidera nos foyers et nos entreprises à prospérer », a-t-elle affirmé. Du côté d’Equinor, Anders Opedal, PDG du groupe, s’est félicité de pouvoir « reprendre la construction d’Empire Wind, un projet qui souligne notre engagement à fournir de l’énergie tout en soutenant les économies locales et en créant des emplois ».




