La Chine veut implanter une centrale nucléaire sur la Lune d’ici 2035

Nouvel épisode dans la course à l’Espace. La Chine et la Russie annonce leur volonté commune d’implanter une centrale nucléaire sur la lune à l’horizon 2035.

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La Chine veut implanter une centrale nucléaire sur la Lune d’ici 2035 © L'EnerGeek

La Chine poursuit son projet d’expansion dans l’espace. Pékin mise désormais sur un nouveau projet : l’installation d’une centrale nucléaire directement sur la Lune. Le projet est mené en collaboration avec la Russie. L’horizon est fixé à 2035.


La Chine veut une centrale nucléaire sur la Lune


La Chine ambitionne de construire une centrale nucléaire sur la Lune avec le soutien technique de la Russie. Prévu à l’horizon 2035, ce projet ambitieux vise à alimenter la future base scientifique habitée ILRS, l’International Lunar Research Station. Derrière l’annonce se cache une offensive géopolitique énergétique. Dans cette nouvelle ruée vers l’espace, la centrale nucléaire sino-russe s’impose comme un symbole. L’objectif : fournir une alimentation énergétique stable à l’ILRS, la station lunaire que la Chine construit en collaboration avec la Russie.


L’annonce n’est pas anodine : la Russie fournit son expertise nucléaire, tandis que Pékin pilote l’infrastructure. L’ILRS devrait se dresser près du pôle Sud lunaire, réputé pour ses ressources et sa relative stabilité thermique. Et, comme pour mieux électriser la rivalité avec Washington, Wu Weiren, concepteur du programme lunaire chinois, n’a pas hésité à affirmer que Moscou est « en tête du monde, devant les États-Unis » en matière spatiale.


Centrale nucléaire sur la Lune : nécessité technique ou provocation stratégique ?


Mais pourquoi installer une centrale nucléaire sur la Lune ? Parce que les panneaux solaires ne suffisent plus. L’ensoleillement irrégulier du sol lunaire, les nuits glaciales de quatorze jours et la consommation énergétique croissante des futures bases imposent des solutions robustes.


La stratégie énergétique de l’ILRS repose sur un mix d’énergies : générateurs nucléaires, solaires et radio-isotopiques, selon les dernières révélations faites à la Deep Space Exploration Conference en Chine, en septembre 2024. La production locale d’énergie est un préalable indispensable à toute activité scientifique ou industrielle à long terme.


Derrière cette centrale nucléaire, un duel s’installe entre deux visions de la conquête lunaire. D’un côté, le projet Artemis de la NASA, qui prévoit l’installation de modules solaires et le retour d’astronautes dès 2027. De l’autre, l’ILRS sino-russe, que Pékin compte équiper de rovers, de véhicules pressurisés et de modules habités d’ici 2035.

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