Consommation énergétique : un « bonjour » peut doubler le traitement d’une requête ChatGPT

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Consommation énergétique : un « bonjour » peut doubler le traitement d’une requête ChatGPT | L'EnerGeek

Alors que les préoccupations environnementales entourant le numérique s’intensifient, un détail inattendu s’invite dans le débat : les formules de politesse adressées aux intelligences artificielles. D’après les données issues de ChatGPT, cette courtoisie linguistique multiplierait par deux la charge de traitement de certaines requêtes. Une habitude collective qui a des répercussions très concrètes sur la consommation énergétique.

La politesse fait perdre des millions à ChatGPT

Le 15 avril 2025, sur la plateforme X (anciennement Twitter), une internaute interroge Sam Altman sur le coût réel des formules de politesse dans les requêtes adressées à ChatGPT. Le patron d’OpenAI répond alors : « Des dizaines de millions de dollars bien dépensés – on ne sait jamais. ».

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Et pour cause : selon Numerama (22 avril 2025), une requête classique contenant une question factuelle mobilise environ 19 tokens. En y ajoutant des marques de courtoisie telles que « Bonjour ChatGPT » et « merci », le total atteint 31 tokens, soit une augmentation de 63 %. Si ce pourcentage ne représente pas un doublement strict de la consommation énergétique de ChatGPT, il suffit néanmoins à alourdir significativement la charge de traitement. Rapporté aux 300 millions d’utilisateurs hebdomadaires estimés en 2024 pour l’intelligence artificielle générative développée par OpenAI, l’impact global devient vertigineux.

La consommation de l’IA pourrait être multipliée par 9 d’ici 2050

Ces quelques mots supplémentaires ne pèsent rien pour l’utilisateur, mais leur effet cumulé mobilise massivement les serveurs d’OpenAI. Chaque requête allongée génère davantage de calculs, plus de chaleur à dissiper, et donc un besoin accru de refroidissement. Sans surprise, et de manière inévitable, cette surcharge se répercute directement sur la consommation électrique globale des datacenters de ChatGPT, et plus largement, sur celle des intelligences artificielles génératives.

Et les projections à long terme sont quelque peu préoccupantes. Selon une étude publiée par le cabinet Deloitte, que nous avions relayée dans un précédent article, la consommation énergétique liée à l’intelligence artificielle pourrait atteindre 3 550 térawattheures (TWh) d’ici 2050, soit neuf fois plus qu’en 2023. Un tel volume représenterait l’équivalent de la consommation électrique annuelle de pays entiers, comme la France. Au regard de ces chiffres, il devient plus que nécessaire d’éviter de surcharger les traitements des IA avec des formules de politesse qui, aussi inutiles sur le plan fonctionnel qu’elles soient, contribuent à alourdir considérablement l’impact environnemental des intelligences artificielles génératives.

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