20 ans après, la Belgique mise de nouveau sur le nucléaire

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20 ans après, la Belgique mise de nouveau sur le nucléaire © L'EnerGeek

La Belgique s’apprête-t-elle à réécrire son histoire énergétique ? Alors que le pays s’était engagé en 2003 à abandonner progressivement l’énergie nucléaire, le nouveau gouvernement, dirigé par Bart De Wever, envisage non seulement de prolonger l’exploitation de certains réacteurs, mais aussi d’en construire de nouveaux. 

Un bouleversement dans la politique énergétique de la Belgique

Depuis plus de vingt ans (2003), la Belgique suivait une trajectoire similaire à celle de l’Allemagne, visant une sortie progressive du nucléaire. Toutefois, avec l’arrivée au pouvoir de la large coalition « Arizona » menée par le conservateur flamand Bart De Wever, ce cap est remis en question. Le nouvel exécutif fédéral a officialisé son intention de prolonger l’exploitation des réacteurs Doel 4 et Tihange 3 pour une durée supplémentaire de dix ans, prolongeant ainsi leur fonctionnement jusqu’en 2035.
Mais ce n’est pas tout : le gouvernement entend également aller plus loin en envisageant la suppression de la loi de 2003 qui encadrait la sortie du nucléaire. Cette décision pourrait lever les restrictions sur la construction de nouveaux réacteurs et permettre d’augmenter la part du nucléaire dans le mix énergétique belge à 4 gigawatts supplémentaires. L’objectif affiché est clair : sécuriser l’approvisionnement énergétique et limiter la dépendance aux importations d’électricité.

Entre impératif énergétique et réalités industrielles

Le revirement belge s’inscrit dans un contexte de tension énergétique croissante en Europe, aggravée par la guerre en Ukraine et la flambée des prix du gaz. La Belgique, qui a massivement importé de l’électricité française en 2024 (27,2 TWh selon RTE), cherche ainsi à garantir son indépendance énergétique tout en réduisant sa consommation d’énergies fossiles.
Cependant, Engie, principal exploitant des centrales belges, se montre réticent à prolonger la durée de vie des réacteurs existants au-delà de 2035. Selon Vincent Verbeke, dirigeant d’Engie Belgique, l’entreprise privilégie désormais les énergies renouvelables et les solutions de flexibilité énergétique, estimant que le nucléaire ne fait plus partie de ses priorités stratégiques.
Le tout nouveau gouvernement entend néanmoins diversifier ses partenaires et favoriser l’émergence de nouvelles infrastructures nucléaires, notamment via des petits réacteurs modulaires (SMR). Ces nouvelles générations de réacteurs, plus compacts et flexibles, sont envisagées par plusieurs pays, dont la France, la Chine et les États-Unis, pour répondre aux besoins industriels et énergétiques à moindre coût.

Nucléaire : un pari politique pour le nouveau gouvernement 

Le retour du nucléaire en Belgique ne se limite pas à une simple question technique ou économique : il s’agit aussi d’un choix éminemment politique. L’accord gouvernemental conclu par la coalition « Arizona » traduit une volonté de rompre avec la précédente politique énergétique et d’inscrire la Belgique dans une stratégie proche de celle de la France, où l’atome est considéré comme un pilie incontournable de la transition énergétique.
En supprimant les articles clés de la loi de 2003, le gouvernement Bart De Wever envoie un signal fort, mais s’expose également à de nombreuses critiques, notamment de la part des écologistes et des défenseurs des énergies renouvelables.

2 réflexions au sujet de “20 ans après, la Belgique mise de nouveau sur le nucléaire”

  1. J’èspére qu’ils y arriveront. Les éoliennes et les panneaux photovoltaïque , ça prodruit quand ça peut et ça ne peu pas souvent ….!!!!. Moins de 30% du temps. Les écolos allé produire l’élec sur des vélos 24 / 24
    9

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  2. L’idéologie écologiste ne peut continuer à organiser notre suicide énergétique et économique en même temps que notre destruction environnementale par la propagation de ses mantras relayés par des médias aux ordres d’intérêts financiers.
    Cette collusion de l’idéologie et de l’argent doit être maintenant urgemment condamnée.

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