Renault 5 Five : une nouvelle batterie qui améliore considérablement l’autonomie

Renault équipe sa version d’entrée de gamme Five d’une batterie LFP de 36,5 kWh offrant 305 km d’autonomie WLTP et une recharge rapide DC à 80 kW, sans augmentation de prix. Les versions haut de gamme gagnent 20 km d’autonomie, atteignant 430 km WLTP grâce à des optimisations aérodynamiques et électroniques. Cette transition vers la chimie LFP marque un tournant énergétique et industriel pour l’électrique accessible.

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Renault 5 Five : une nouvelle batterie qui améliore considérablement l'autonomie
Renault 5 Five : une nouvelle batterie qui améliore considérablement l’autonomie © L'EnerGeek

Renault franchit une étape clé dans l’électrification abordable avec la nouvelle Renault 5 Five. Dotée d’une batterie LFP (Lithium Fer Phosphate) de 36,5 kWh, elle offre 305 km d’autonomie selon le cycle WLTP et supporte une recharge rapide DC à 80 kW. Annoncée en août 2026, cette avancée technologique marque un tournant pour l’industrie automobile en Europe, en alliant efficacité énergétique, durabilité et accessibilité de la recharge rapide. Le prix reste fixé à 24 990 € (avant prime), tandis que les versions haut de gamme atteignent 430 km d’autonomie.

La batterie LFP : choix stratégique pour l’entrée de gamme

Renault opte pour la chimie LFP sur la version Five en raison de ses avantages industriels et énergétiques. Contrairement aux batteries NCA (Nickel Cobalt Aluminium) ou NMC (Nickel Manganèse Cobalt), la technologie LFP ne contient pas de cobalt, un matériau coûteux et politiquement sensible. Cette décision place Renault aux côtés de Tesla, BYD et d’autres constructeurs qui privilégient cette chimie pour leurs modèles abordables.

Les avantages de la batterie LFP de 36,5 kWh

La nouvelle batterie LFP de 36,5 kWh remplace l’ancienne NCA de 40 kWh, avec seulement 7 km de moins en autonomie (passant de 312 à 305 km WLTP) grâce à une optimisation du véhicule. Selon les analyses industrielles, l’absence de cobalt réduit l’empreinte carbone de production de 15 à 20 %. Bien que moins dense énergétiquement (150 Wh/kg contre 200 Wh/kg pour la NCA), la LFP offre une meilleure sécurité thermique et une stabilité chimique accrue, justifiant une capacité légèrement supérieure.

Durabilité et cycles de charge prolongés

Les batteries LFP peuvent supporter entre 3 000 et 5 000 cycles de charge complets avant d’atteindre 80 % de capacité, contre 1 000 à 2 000 cycles pour les NCA ou NMC. Concrètement, la Renault 5 Five pourrait parcourir entre 915 000 et 1 525 000 km avant une dégradation significative. Cette longévité est particulièrement avantageuse pour les flottes professionnelles et les usages intensifs. De plus, la résistance thermique supérieure de la LFP permet des charges rapides répétées sans dégradation accélérée.

Autonomie et efficience optimisées

La Renault 5 n’a pas bénéficié d’une avancée technique majeure pour améliorer son autonomie, mais a intégré de nombreuses optimisations. Comme le note un journaliste d’Automobile Propre : « Renault n’a évidemment pas fait de miracle digne des plus grands de Lourdes pour arriver à faire progresser sa R5 aussi vite sur le plan de l’autonomie. » Ces améliorations portent sur l’aérodynamique, l’électronique de puissance et la gestion thermique.

Optimisation aérodynamique et électronique

Avec une batterie de 36,5 kWh, la Renault 5 Five consomme en moyenne 11,97 kWh/100 km en cycle WLTP. Renault a optimisé les soubassements pour réduire la traînée aérodynamique et affiné le logiciel de gestion de la batterie (BMS). Le mode de conduite Smart ajuste automatiquement la récupération d’énergie et la puissance selon le profil de route. Le moteur de 80 kW (110 ch) offre des performances adéquates pour l’usage urbain et périurbain, avec une accélération de 0 à 50 km/h en 3,5 secondes.

Gains d’autonomie pour les versions supérieures

Les versions Urban Range et Comfort Range, équipées de la batterie 52 kWh, gagnent 20 km d’autonomie, passant de 410 à 430 km WLTP. Cette progression de 4,9 % résulte d’optimisations similaires : amélioration du coefficient de traînée, réduction des pertes électroniques et recalibrage du BMS. La consommation descend à 12,09 kWh/100 km, soit une amélioration de près de 5 % par rapport à la version précédente. Ces gains renforcent la compétitivité face à la Volkswagen ID.Polo, qui affiche 400 km d’autonomie pour un prix comparable.

Démocratisation de la recharge rapide DC

L’intégration de la recharge rapide DC sur la version Five constitue une avancée majeure. Autrefois réservée aux versions supérieures, cette capacité transforme l’usage quotidien du véhicule.

Analyse du temps de recharge et de l’impact réseau

Avec une puissance de recharge DC de 80 kW, la batterie LFP de 36,5 kWh se recharge de 10 à 80 % en environ 25 minutes dans des conditions optimales. La courbe de charge LFP est plus stable que celle des batteries NCA, permettant de maintenir une puissance élevée jusqu’à 70 % de charge avant de ralentir. Sur le plan du réseau électrique, l’impact est modéré : une recharge consomme environ 25 kWh, l’équivalent de la consommation quotidienne d’un foyer français moyen. Le défi réside dans la gestion des pics de demande, surtout lors des départs en vacances.

Un tournant pour l’adoption des véhicules électriques

Proposer la recharge rapide dès 24 990 € supprime une barrière psychologique importante. Les utilisateurs peuvent envisager des trajets plus longs sans être limités à la recharge lente. Un automobiliste sur les forums spécialisés commente : « Une Five CCS à 25k€, ça réduit la différence entre les deux versions et permet à la R5 d’être plus compétitive. » La polyvalence accrue de la Five élargit son marché potentiel, incluant désormais les acheteurs parcourant occasionnellement de longues distances.

Stratégie de la supply chain européenne

La transition vers la LFP s’inscrit dans une stratégie industrielle européenne plus large. Renault diversifie ses approvisionnements en réduisant sa dépendance aux métaux rares.

Avantages environnementaux de la LFP

La production d’une batterie LFP émet entre 50 et 70 kg CO2eq/kWh, contre 70 à 100 kg CO2eq/kWh pour une batterie NCA ou NMC. Pour la batterie de 36,5 kWh de la Five, cela représente une économie de 730 à 1 825 kg de CO2, soit l’équivalent de 5 000 à 12 000 km parcourus en véhicule thermique. L’absence de cobalt élimine également les problèmes éthiques liés à l’exploitation minière en République Démocratique du Congo. La recyclabilité supérieure de la LFP (taux de récupération du lithium supérieur à 90 %) soutient une économie circulaire. Renault anticipe ainsi les futures réglementations européennes sur l’empreinte carbone des batteries, tout en se forgeant un avantage concurrentiel durable sur le segment des citadines électriques.

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