Fusion nucléaire : ce record français de 22 minutes relance tous les espoirs

La France vient de réaliser un exploit incroyable en fusion nucléaire, maintenant un plasma pendant 1 337 secondes !

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Fusion nucléaire : ce record français de 22 minutes relance tous les espoirs
Fusion nucléaire : ce record français de 22 minutes relance tous les espoirs © L'EnerGeek

Le 12 février 2025, le centre du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Cadarache, dans les Bouches‑du‑Rhône, a franchi un cap important en fusion nucléaire en maintenant un plasma pendant 1 337 secondes dans son tokamak WEST. Ce record mondial met en lumière les progrès technologiques à l’échelle internationale et place la France en bonne position dans la course à la maîtrise de l’énergie de fusion, un espoir majeur pour une énergie propre et quasi inépuisable, notamment grâce au gyrotron TH1507U.

Une prouesse technologique pour la recherche

Le tokamak WEST a tenu un plasma d’hydrogène à une température élevée de 50 000 000 Kelvin pendant plus de 22 minutes, battant ainsi le précédent record établi par le tokamak chinois EAST, confirme Valeurs Actuelles. Cet exploit a été permis par une injection continue d’une puissance de 2 MW et par un champ magnétique intense, une sorte de « cage invisible », qui confine le plasma et lutte contre ses tendances à se déstabiliser.

Cette avancée montre les capacités techniques du CEA, dirigé en partie par Anne-Isabelle Etienvre, qui déclare : « WEST a franchi une étape technologique importante ». La performance du tokamak WEST prépare aussi l’exploitation d’ITER et confirme la place de la France parmi les acteurs majeurs de la recherche en fusion. La coopération se poursuit avec d’autres grands tokamaks comme le coréen KSTAR, le japonais JT‑60SA, et le britannique JET, ce dernier ayant été arrêté en 2023.

Les défis techniques et scientifiques à relever

Maintenir un plasma stable dans un tokamak demande de surmonter plusieurs défis techniques. L’instabilité du plasma est l’un des principaux problèmes : il cherche sans cesse à s’échapper ou à se disperser. Les parois internes de WEST ont dû encaisser des rayonnements intenses sans fondre ni relâcher d’impuretés, ce qui risquerait de « polluer » le plasma et de provoquer son extinction.

Ce succès s’appuie sur l’utilisation de bobines supraconductrices pour générer un champ magnétique puissant et sur le refroidissement continu des composants exposés aux conditions extrêmes à l’intérieur du tokamak, comme le Central Solenoid. « Les expériences vont se poursuivre en augmentant cette puissance », ajoutait Etienvre, soulignant la volonté de continuer à innover et à améliorer les résultats.

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