Avec la hausse des prix à la pompe, beaucoup de Français poussent jusqu’en Belgique pour faire le plein. Cette habitude, récente, intervient dans un climat économique tendu : les carburants ont fortement augmenté à cause de différences de tarifs avec les pays voisins. Alors que le diesel devient plus cher que l’essence en France, la demande fait exploser les prix, les carburants restent nettement moins chers en Belgique, favorisés par des politiques tarifaires qui n’ont pas connu les mêmes hausses qu’en France.
Pourquoi les prix ont grimpé et ce que ça change pour les Français
La situation géopolitique en Iran a fait bondir les cours du pétrole, ce qui a poussé les prix des carburants en France vers le haut. Selon les dernières données, le prix du diesel a augmenté de 0,25 € par litre, rendant le diesel plus coûteux que l’essence pour les automobilistes français. Cette hausse a pesé lourdement sur les tarifs à la pompe en France.
En revanche, la Belgique applique un système de tarification où l’État fixe des tarifs maximaux, ce qui limite les répercussions des variations du marché. C’est pour ça que le diesel y est 0,18 € le litre de moins et que l’essence peut coûter jusqu’à 0,22 € par litre de moins qu’en France.
Les Français qui traversent la frontière
Face à ces écarts de prix, une vraie migration d’automobilistes français vers les stations belges s’est mise en place. Dans les zones frontalières, on voit souvent des files de voitures immatriculées en France aux pompes. Une pompiste belge témoigne de cette affluence inhabituelle : « En début de semaine, lundi, mardi, on a fait bientôt deux fois plus. »
Pour beaucoup, faire le plein en Belgique est plus rentable. Une conductrice a déclaré au micro de TF1 : « 64 € pour 38 litres. Ça vaut plus le coup qu’en France. » Un chauffeur VTC dit qu’il en profite pour « remplir ou compléter » son réservoir dès qu’il est en Belgique. Même les clients belges notent la présence massive de Français dans les stations.


