Depuis quelques jours, Cuba est victime d’importantes pénuries. La situation risque de ne pas s’arranger. Une raffinerie de La Havane a été victime d’un incendie.
La raffinerie de La Havane en proie aux flammes
Le vendredi 13 février 2026, un incendie s’est déclaré dans l’enceinte de la principale raffinerie de pétrole de La Havane, à Cuba, au cœur d’une situation énergétique déjà critique. Selon les premières informations, le feu a pris dans une zone contenant des matériaux inutilisés, sans atteindre les principales unités de stockage de carburant ni les installations stratégiques de production. Les services d’incendie sont rapidement intervenus. L’intervention a permis de contenir le sinistre dans un périmètre limité, ce qui a évité une propagation vers les infrastructures pétrolières sensibles. Le panache de fumée noire était visible depuis plusieurs quartiers de La Havane, suscitant une vive inquiétude parmi les habitants. Les autorités confirment qu’aucune victime n’a été signalée.
Problème : l’incendie intervient dans un secteur énergétique déjà fragilisé, et la raffinerie de pétrole de La Havane constitue l’un des rares sites de transformation pétrolière opérationnels à Cuba. Les opérations de sécurité ont permis d’éviter l’embrasement de réservoirs contenant des produits pétroliers, ce qui aurait pu provoquer un sinistre industriel majeur dans une zone densément peuplée.
Cuba, raffinerie, pétrole et incendie : un choc industriel dans un système énergétique fragilisé
À Cuba, cet incendie ne se limite pas à un simple accident industriel. Il s’inscrit dans un contexte énergétique extrêmement tendu. Le pays traverse une crise énergétique profonde, caractérisée par des pénuries chroniques de carburant, des coupures de courant régulières et une dépendance structurelle aux importations de pétrole. Dans ce cadre, la raffinerie de La Havane joue un rôle stratégique dans la transformation du pétrole brut importé, ce qui rend chaque incident industriel particulièrement sensible pour l’équilibre énergétique national.
La raffinerie Ñico López est un site ancien, régulièrement soumis à des contraintes techniques liées au vieillissement des installations et au manque de pièces de rechange. Dans un pays où l’entretien des infrastructures pétrolières dépend fortement des importations, chaque incident technique devient un facteur de vulnérabilité systémique pour l’approvisionnement en carburant. En clair : cela risque d’accentuer la crise, déjà bien présente.
Cette dépendance énergétique rend la stabilité des raffineries et des infrastructures de stockage encore plus critique, car toute perturbation peut avoir un impact direct sur la distribution de carburant, le transport et la production électrique. Ainsi, même si les autorités ont affirmé que la situation était sous contrôle, l’événement met en lumière la fragilité du système énergétique cubain, où un incendie localisé peut rapidement devenir un risque stratégique national pour la sécurité énergétique et industrielle du pays.






