Feuille de route énergétique : moins de solaire et d’éolien, plus de nucléaire

Le gouvernement mise plus sur le nucléaire que l’éolien ou le solaire pour assurer l’avenir énergétique du pays.

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Feuille de route énergétique : moins de solaire et d’éolien, plus de nucléaire | L'EnerGeek

Le gouvernement travaille actuellement sur la prochaine feuille de route énergétique de la France. Le document dévoile la vision du pays concernant l’énergie dans les prochaines années. Elle va évoluer en raison de l’électrification du pays.


Une feuille de route énergétique moins axées sur l’éolien ou le solaire


Paris finalise une révision majeure de sa feuille de route énergétique, plaçant le solaire et l’éolien terrestre derrière une relance volontariste du nucléaire. La future PPE devrait intégrer des trajectoires révisées pour les différentes filières de production d’électricité. Selon les éléments présentés par le gouvernement, le retard pris dans l’électrification du pays constitue un argument central pour ralentir le déploiement des renouvelables terrestres, dont le solaire et l’éolien.
Cette hypothèse s’appuie sur le constat que l’électrification se fait moins vite que prévu, réduisant artificiellement le besoin immédiat de nouvelles capacités solaires et éoliennes, observe Roland Lescure, ministre de l’Économie. Il explique que « on électrifie moins et consomme moins d’électricité qu’on avait prévu », ce qui « nous oblige à lever le pied sur le solaire et l’éolien terrestre ».


Dans ce même cadre, l’accent est mis sur le nucléaire et l’éolien offshore, jugés par l’exécutif comme les « énormes projets industriels » prioritaires pour assurer l’approvisionnement durable de la France. En parallèle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a clairement indiqué qu’il n’était pas question de décréter un moratoire formel sur le développement des renouvelables photovoltaïques et terrestres dans la stratégie énergétique.


Tout sur le nucléaire


La simple perspective d’un ralentissement a suffi à déclencher des réactions vives au sein des professionnels du solaire et de l’éolien. L’association France Renouvelables a sonné l’alarme, dénonçant qu’un moratoire supposé sur le solaire photovoltaïque et l’éolien terrestre serait « incohérent, dangereux et contre-productif », fragilisant des filières industrielles déjà mises à rude épreuve par des incertitudes réglementaires.


Dans le même temps, le gouvernement place une ambition forte sur le nucléaire, considéré comme un élément incontournable de la souveraineté énergétique française. Dans les plans présentés, la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR2 constitue le cœur des investissements à venir. Cette relance doit s’ajouter à la prolongation des capacités existantes afin de garantir la stabilité du réseau et la décarbonation sur le long terme.


Selon des projections sectorielles, la capacité nucléaire française, déjà l’une des plus élevées d’Europe, devrait être maintenue à un niveau élevé au cours des prochaines décennies. Cette stratégie met en lumière les arbitrages gouvernementaux entre une énergie pilotable, décarbonée et industrialement structurante, et des filières renouvelables plus rapides à déployer, mais perçues comme moins essentielles à court terme dans un contexte de consommation électrique modérée.

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