C’est une première en Europe ! En 2025, la part de la production d’électricité liée au solaire et à l’éolien est supérieure à celle des énergies fossiles. La part du charbon continue de baisser drastiquement.
Le solaire et l’éolien dépassent les énergies fossiles en Europe
En janvier 2026, les données consolidées sur l’année 2025 confirment une évolution sans précédent de l’électricité en Europe. Pour la première fois, la production électrique issue de l’éolien et du solaire a dépassé celle provenant des énergies fossiles. Cette rupture symbolique dans l’histoire de l’énergie européenne intervient dans un contexte de transition accélérée et d’objectifs climatiques renforcés, faisant de l’électricité un levier central des politiques énergétiques du continent.
En 2025, l’électricité produite à partir de l’éolien et du solaire a représenté 30 % de la production totale de l’Union européenne, contre 29 % pour les énergies fossiles. Ce chiffre, issu du rapport du think tank Ember, marque un renversement historique du mix électrique européen. Désormais, les sources renouvelables variables ont fourni davantage d’électricité que le charbon, le gaz et le pétrole réunis, confirmant une tendance amorcée depuis plusieurs années.
Dans le détail, la progression repose avant tout sur le solaire, dont la production d’électricité a augmenté de plus de 20 % en 2025. Cette hausse, qualifiée de quatrième année consécutive de croissance à deux chiffres par Ember, a porté la part du solaire à 13 % de l’électricité européenne. L’éolien, de son côté, a représenté 16,9 % de la production d’électricité en Europe, malgré des conditions météorologiques moins favorables qu’en 2024.
Électricité, énergie et production : un recul historique des fossiles
Ce basculement de l’électricité européenne s’explique aussi par le net recul des énergies fossiles dans la production d’énergie. En 2025, la part du charbon est tombée à 9,2 % de l’électricité produite dans l’Union européenne, un plus bas historique selon le rapport d’Ember. Parallèlement, le gaz a poursuivi sa baisse, pénalisé par la volatilité des prix et par la montée en puissance des capacités renouvelables, même si aucune donnée chiffrée consolidée n’a été publiée sur son évolution précise à ce stade.
Cette évolution du mix énergétique européen reflète une dynamique structurelle. D’une part, les investissements massifs dans les capacités solaires et éoliennes ont permis d’augmenter rapidement la production d’électricité renouvelable. D’autre part, la demande d’électricité est restée relativement stable en 2025, facilitant mécaniquement la baisse de la part fossile.
Malgré ce dépassement symbolique, la transition de l’électricité européenne reste incomplète et marquée par des fragilités. L’Union européenne demeure dépendante des importations de gaz pour assurer l’équilibre de son système électrique, notamment lors des périodes de faible production solaire et éolienne.






