Réforme du DPE : des centaines de milliers de logements « passoires » disparaissent enfin

Le nombre de logements énergivores en France diminue, mais reste préoccupant.

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Réforme du DPE : des centaines de milliers de logements « passoires » disparaissent enfin
Réforme du DPE : des centaines de milliers de logements « passoires » disparaissent enfin | L'EnerGeek

La lutte contre les passoires énergétiques en France avance bien. Au 1er janvier 2025, on compte 5,4 millions de logements identifiés comme tels, soit 400 000 logements de moins que l’année précédente. Ces logements, qui représentent 14,4 % du parc total, font penser qu’il reste du boulot pour améliorer la performance énergétique de nos habitations.

Bilan et avancées

Les passoires énergétiques sont repérées grâce au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), qui note les logements de A à G – la catégorie G regroupant les habitations les plus énergivores. Une récente réforme du DPE a beaucoup aidé à faire baisser le nombre de ces logements. Dans le cas des résidences principales, 12,7 % (environ 3,9 millions de logements) restent classées comme passoires énergétiques, mais on a enregistré une baisse de 327 000 logements entre le 1er janvier 2024 et le 1er janvier 2025, relaye Le Parisien.

Dans le parc locatif privé, 13,8 % des habitations sont concernées, soit près de 1,1 million de logements. Il subsiste aussi 453 000 logements classés G dans ce secteur. Désormais, la loi exige que tout logement loué soit au minimum classé F, sous peine d’interdiction de location et d’obligation de réaliser des travaux pour les propriétaires.

Modifs du DPE et ce que ça change

Les récentes modifications apportées au DPE ont bien modifié la donne dans la façon de classer les logements, en lien avec la réforme du DPE. En février 2024, un ajustement des seuils de calcul pour les petites surfaces a permis de retirer 160 000 appartements du statut de passoire énergétique, ce qui représente 38 % de la baisse dans les résidences principales. Par ailleurs, une nouvelle modification prévue sur le coefficient de conversion de l’électricité pourrait sortir environ 700 000 résidences principales de ce classement.

Toutefois, Isabelle Gasquet rappelle dans Reporterre que « ce n’est pas parce qu’on change les règles du DPE que le logement deviendra miraculeusement confortable pour les locataires ». Ces modifications techniques ne font pas tout pour faire baisser la facture d’énergie ni pour améliorer directement le confort des habitants.

Les propriétaires et les défis à relever

Les propriétaires de ces logements sont souvent âgés et disposent de revenus modestes, ce qui peut les rendre vulnérables aux décotes importantes sur le marché immobilier. D’après une étude du Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, 17,7 % des logements du parc locatif privé possédés par des personnes de plus de 80 ans sont concernés. La situation pose des problèmes sociaux, car ces propriétaires sont parfois moins enclins – ou moins en mesure – à investir dans les rénovations nécessaires.

Le SDES précise aussi que l’interprétation de la baisse du nombre de passoires énergétiques reste complexe. Cette diminution peut refléter une amélioration réelle, mais elle peut aussi être influencée par le comportement des diagnostiqueurs et des propriétaires.

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