Tesla rejetée par 41 % des conducteurs à cause d’Elon Musk

Une étude récente révèle que 41 % des automobilistes refusent d’acheter une Tesla non pas en raison des performances du véhicule, mais à cause de la personnalité controversée de son fondateur. Une fracture politique inédite dans l’univers automobile.

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Tesla rejetée par 41 % des conducteurs à cause de Musk
Tesla rejetée par 41 % des conducteurs à cause d’Elon Musk | L'EnerGeek

Depuis plusieurs mois, la marque Tesla ne cesse de diviser. Et ce n’est plus une simple question de goût en matière de design ou de technologie. Ce lundi 17 novembre 2025, une étude relayée par Le Figaro a mis en lumière un phénomène pour le moins déroutant : 41 % des conducteurs déclarent éviter l’achat d’un modèle Tesla pour des raisons politiques. Une proportion alarmante pour une entreprise qui, jusqu’ici, était perçue comme l’avant-garde de l’innovation verte.

Cette crispation ne tient ni aux caractéristiques des voitures électriques ni à leur fiabilité. Elle est le fruit d’un rejet croissant de la figure d’Elon Musk. Fondateur visionnaire, patron charismatique, le désormais président des États-Unis fait désormais l’objet d’un rejet marqué chez de nombreux consommateurs, notamment en Europe et en Amérique du Nord.

Elon Musk, moteur de discorde pour la marque Tesla

Depuis sa prise de fonction à la tête des États-Unis, Elon Musk polarise l’opinion publique bien au-delà de ses choix politiques. 67 % des Américains ne souhaitent pas acheter ou louer un produit Tesla. Pire encore, 20 % affirment que Musk est la seule raison de leur refus, tandis que 17 % mentionnent qu’il s’agit d’un des facteurs majeurs. Ce constat n’est pas propre aux États-Unis. En France, de nombreux propriétaires font désormais état de leur malaise. « Je suis embarrassé de la conduire. Je ne veux pas qu’on pense que je soutiens Musk », confiait récemment un automobiliste français au Monde.

Le quotidien rapporte une série de témoignages similaires d’usagers exprimant leur gêne à l’idée d’être perçus comme partisans du président américain. À cela s’ajoute une déclaration percutante d’Antoine Joubert dans Guide Auto : « Je n’ai jamais vu ça : acheter un véhicule Tesla est devenu un geste politique. » Cette politisation du choix automobile, phénomène jusqu’alors rare — fracture la clientèle de la marque.

Tesla en difficulté face à la politisation de son image

La conséquence directe de cette perception est une baisse notable de l’attrait pour les produits Tesla, même dans des marchés historiquement réceptifs à l’innovation technologique. Ainsi, selon Automobile-Propre.com, 94 % des Allemands interrogés déclarent ne plus vouloir acheter de véhicule Tesla à l’avenir. Un taux de rejet spectaculaire dans un pays connu pour sa culture automobile et son ouverture aux véhicules électriques. Dans ce contexte, l’image d’Elon Musk agit comme un frein à la croissance de Tesla plutôt qu’un levier d’adhésion.

Comme le note Connaissance des Énergies, « des automobilistes délaissent Tesla depuis l’entrée en politique d’Elon Musk ». Une tendance d’autant plus marquée que la communication du dirigeant reste souvent clivante sur les réseaux sociaux, alimentant les controverses. Même ceux qui possédaient une Tesla bien avant cette politisation ressentent aujourd’hui un malaise. Un certain M. Blackburn, interrogé par l’AFP via Connaissance des Énergies, confie avec amertume : « Je l’ai achetée avant de savoir qu’il (Elon Musk) était fou. »

Entre innovation technologique et rejet personnel : une équation fragile

Le paradoxe est frappant. Tesla, longtemps perçue comme le symbole de l’avenir écologique, se retrouve désormais pénalisée par l’image d’un homme qui en fut pourtant le principal artisan. Alors que d’autres constructeurs investissent massivement dans l’électrification, Tesla peine à conserver son avance, moins à cause de ses innovations techniques qu’en raison de son dirigeant devenu président.

L’étude relayée par Le Figaro constitue un signal d’alerte pour les investisseurs et les stratèges de la marque. Un modèle aussi emblématique que performant ne peut suffire à compenser un rejet aussi fort de la figure qui l’incarne. Quand près d’un automobiliste sur deux refuse d’acheter Tesla à cause de Musk, c’est tout un modèle de croissance qui vacille.

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