Plusieurs drones ont été détectés au-dessus d’une centrale nucléaire située en Belgique. Le site est exploité par Engie. L’incident n’a pas eu de conséquence sur la production d’électricité. Mais les inquiétudes demeurent.
Des drones au-dessus d’une centrale nucléaire d’Engie en Belgique
Le survol de drones au-dessus d’une centrale nucléaire représente toujours un sujet de vigilance renforcée, en particulier dans un contexte européen marqué par des alertes répétées. Ce dimanche 9 novembre 2025, la centrale nucléaire de Doel, en Belgique, exploitée par Engie, a été concernée par ce type d’incident, lorsque trois drones ont été détectés peu avant 22 heures dans le ciel de la région.
L’exploitant Engie a indiqué qu’« il n’y a eu aucune incidence sur les activités du site ». Cette précision intervient dans un contexte où la sûreté des infrastructures énergétiques figure parmi les priorités nationales, ce qui explique la réaction immédiate des autorités. Par ailleurs, l’entreprise a confirmé que « les services concernés continuent de suivre la situation », ce qui montre que le dispositif de surveillance reste actif.
Ce survol s’inscrit dans une séquence où la Belgique fait face à des apparitions répétées de drones dans des espaces protégés. L’enquête a été confiée à la police fédérale et à l’Agence fédérale de contrôle nucléaire, qui coordonnent leur action avec l’armée. Cet enchaînement de procédures souligne la sensibilité particulière que représente une centrale nucléaire, où chaque événement aérien inhabituel implique des vérifications techniques et sécuritaires approfondies.
Un épisode qui survient après plusieurs perturbations du trafic aérien
Ce n’est pas la première fois que l’espace aérien belge est perturbé ces derniers jours. Plus tôt dans la journée de dimanche, le trafic aérien de l’aéroport de Liège a été interrompu pendant environ une heure après le signalement de deux drones. Les activités ont pu reprendre à partir de 20 h 25, d’après l’aéroport de Liège. Ce type de mesure se justifie par les protocoles de sécurité aérienne qui imposent l’arrêt immédiat des mouvements en cas de détection d’objet non identifié dans les zones réglementées.
Cette situation s’était déjà produite la semaine précédente. Un drone avait entraîné une interruption du trafic aérien jeudi à l’aéroport international de Bruxelles-Zaventem, et, mardi soir, des suspensions similaires avaient été décidées pour les mêmes raisons. Ces multiples alertes, rapprochées dans le temps, contribuent à renforcer l’inquiétude autour des survols d’infrastructures sensibles, qu’il s’agisse d’aéroports ou de la centrale nucléaire de Doel.
La Belgique n’est pas isolée dans ce phénomène : plusieurs pays européens observent depuis la fin de l’été une augmentation des survols jugés suspects autour de sites stratégiques. Certains observateurs ont avancé l’hypothèse d’une possible implication étrangère pour l’ensemble de ces survols. Des soupçons ont été formulés concernant une éventuelle implication de la Russie, hypothèse que Moscou a officiellement niée. Mais le doute persiste.






