L’EPR de Flamanville, ce projet phare situé dans la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche, en France, fait face à une nouvelle difficulté. Une fuite sur une soupape de protection du circuit primaire principal d’un réacteur a obligé à repousser à nouveau le redémarrage. Cela remet en question la sécurité et le calendrier de mise en service d’un projet déjà en retard.
Fuite découverte et répercussions immédiates
Le 2 juillet 2025, une fuite a été détectée sur une soupape critique du circuit primaire principal. Ce circuit est chargé de refroidir le cœur du réacteur et de produire la vapeur qui fait tourner la turbine. Avant ce problème, le réacteur fonctionnait à seulement 60 % de sa capacité, avec l’idée d’augmenter progressivement d’abord à 80 %, puis à 100 % de sa puissance nominale. Chaque montée en puissance reste sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), malgré les défis techniques.
EDF, qui gère l’installation, avait prévu de redémarrer le réacteur le jour même de cette découverte, mais la panne technique a modifié les plans, repoussant l’arrêt fixé initialement pour mi-juin 2025. Les opérations sont désormais décalées d’au moins six semaines, avec un redémarrage désormais envisagé le 13 août 2025 ou après.
Travaux et vérifications indispensables
Pour régler le souci, EDF doit intervenir dans une zone particulièrement sensible de la centrale afin de vérifier et réparer les soupapes défaillantes. Ces opérations impliquent entre autres un usinage précis des pièces pour garantir leur étanchéité. Le porte-parole d’EDF a indiqué : « Nous devons examiner ces équipements et, si nécessaire, effectuer des travaux techniques, c’est pourquoi nous prolongeons l’arrêt. »
Le redémarrage se fera de manière progressive, avec des vérifications et tests rigoureux à chaque étape. Chaque phase devra obtenir le feu vert officiel de l’ASNR pour s’assurer que toutes les normes de sécurité sont bien respectées avant d’augmenter la puissance.
Conséquences et perspectives d’avenir
Ce nouveau retard vient s’ajouter à une série de reports depuis le lancement du projet EPR à Flamanville. Initialement prévu pour décembre 2024 après un retard de douze ans, le démarrage complet est encore repoussé en raison de ces difficultés techniques. Les répercussions économiques et opérationnelles sont importantes pour EDF et pour le secteur de l’énergie en France, qui comptait sur l’augmentation de sa capacité nucléaire dans le cadre de la transition énergétique.
La grande importance accordée à la sécurité nucléaire impose de prendre toutes les mesures nécessaires avant toute reprise des essais ou mise en exploitation commerciale. Cela met en lumière les défis liés aux technologies avancées, comme celles utilisées dans les réacteurs pressurisés européens (EPR).





