Mardi 2 septembre 2025, une grève a éclaté au Centre nucléaire de production électrique (CNPE) de Chinon. Même si seulement 21 % des salariés se sont mis en grève, la mobilisation met en avant des demandes salariales face à une situation économique difficile. Malgré une météo pour le moins capricieuse, les travailleurs se sont lancés dans la manifestation pour se faire entendre.
Situation et revendications
La grève a démarré à 13 h 30, pilotée surtout par la Confédération Générale du Travail (CGT). Les salariés en grève réclament une revalorisation salariale de 9 % pour compenser la hausse du coût de la vie. Ils demandent aussi que :
- les salaires soient liés à l’inflation,
- la grille salariale d’EDF soit revue pour mieux récompenser les premiers échelons,
- le taux de TVA sur l’énergie passe de 20 % à 5,5 % pour alléger la facture des usagers.
Ces demandes seront débattues lors d’une assemblée générale prévue le lendemain matin à 8 h 30, qui décidera si la grève se poursuit ou non. Nicolas Josset, secrétaire de la CGT sur le site, précise : « Le mouvement pourrait se poursuivre parce que d’autres syndicats appuient nos demandes, même s’ils n’ont pas appelé à la grève ».
Participation et organisation syndicale
Environ cinquante personnes se sont regroupées au piquet de grève. Même si certains ont préféré rentrer chez eux ou rester dans les bâtiments, leur présence démontre bien leur volonté. La CGT a pris les devants dans cette mobilisation, bien qu’elle n’ait pas reçu le soutien officiel d’autres syndicats. Néanmoins, ces derniers partagent les mêmes préoccupations et pourraient bien se rallier au mouvement.
L’engagement ne se limite pas aux membres syndicaux : des salariés non syndiqués se sont aussi manifestés pour soutenir les revendications portées par la CGT. Ce mélange montre que les demandes ne se réduisent pas aux clivages habituels et concernent une grande partie des employés.
Météo difficile
Dès le début d’après-midi, une mini-tempête a frappé le Chinonais. Sous des trombes d’eau et des rafales de vent, les salariés sont restés sur le piquet, prouvant leur détermination face aux intempéries. Tout de même, cet épisode n’a pas perturbé la production électrique du site, qui est restée stable pendant toute la grève.
Bilan et perspectives
Même si la production électrique n’a pas été perturbée, le message des salariés est limpide : il faut que leurs demandes soient entendues pour éviter une escalade du conflit social. L’assemblée générale de mercredi matin sera décisive pour savoir si la grève se poursuit ou si la direction entame le dialogue.
Les défis économiques actuels mettent en lumière ces revendications et montrent qu’il est urgent de revoir les salaires pour tenir compte du réchauffement climatique. Pour le public et les usagers, cela rappelle que les discussions sur les tarifs de l’énergie et les conditions de travail dans le secteur nucléaire restent primordiales.






