Les dernières données sur le pétrole aux États-Unis montrent une baisse inattendue des stocks, ce qui a attiré l’attention des analystes et fait bouger les cours mondiaux du brut. Cette évolution joue un rôle déterminant alors que l’équilibre entre l’offre et la demande reste un sujet sensible pour l’économie mondiale.
Diminution des stocks commerciaux de pétrole
Pour la semaine terminée le 21 mars, les stocks commerciaux de pétrole aux États-Unis ont chuté de 3,3 millions de barils, pour atteindre 433,6 millions de barils. Les analystes qui s’attendaient à une hausse de 2 millions de barils ont été plutôt surpris. On se rappelle d’une période antérieure avec une baisse de 3,6 millions de barils, alors que les prévisions tablaient sur une diminution d’environ 2,6 millions de barils.
Cette baisse inattendue s’explique par un ajustement statistique réalisé par l’Energy Information Administration (EIA). En effet, environ 441.000 barils quotidiens ont été retirés des arrivages sur le marché.
Évolution des réserves stratégiques et activité des raffineries
En parallèle de la baisse des stocks commerciaux, la réserve stratégique américaine a légèrement augmenté. Elle a progressé de 200.000 barils pour atteindre 396,1 millions de barils, soit le niveau le plus haut depuis novembre 2022.
Du côté des raffineries américaines, l’activité a connu un petit coup de pouce, passant à une utilisation de 87% contre 86,9% lors de la période précédente. À une autre occasion, l’utilisation avait même atteint 94,3%, en hausse par rapport à 93,4%. Cette intensification de l’activité s’accompagne d’une hausse notable des arrivages de pétrole dans les raffineries, renforçant ainsi leur capacité opérationnelle.
Production stable et variations des importations et exportations
La production américaine de brut est restée stable à 13,57 millions de barils par jour, ce qui confirme sa solidité après avoir atteint 13,42 millions auparavant. En revanche, les importations ont bondi d’environ 15% pour atteindre 6,2 millions de barils quotidiens, tandis que les exportations ont légèrement diminué de 0,75%, se positionnant à 4,60 millions par jour. Pour mémoire, lors d’une période antérieure, les exportations étaient tombées de 15,89% pour se situer à seulement 3,3 millions par jour.
Ces ajustements entre importations et exportations montrent bien les efforts constants pour répondre aux exigences du marché intérieur tout en restant compétitif à l’international.
Fluctuations des prix du pétrole et hausse de la demande
La réaction du marché à cette baisse des stocks a été positive pour les prix du pétrole, reflétant une chute du cours du baril. Ainsi, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en avril a augmenté de 1,33% pour atteindre 69,91 dollars, tandis que le Brent pour livraison en mai a progressé de 1,18% pour s’établir à 73,88 dollars. À un moment donné le 21 mars, le WTI a même monté jusqu’à 66,50 dollars, alors que le Brent était à 68,19 dollars.
En parallèle, la demande pour les produits raffinés a légèrement progressé avec une baisse significative des prix des carburants, surtout grâce à une augmentation notable dans le segment de l’essence qui a grimpé de près de 10,98%.






