Énergies renouvelables : les Français les plébiscitent, mais…

L’étude révèle que l’adhésion n’est pas univoque ni aveugle. Elle repose sur l’expérience concrète et la connaissance du fonctionnement des infrastructures.

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Énergies renouvelables : une production en hausse de 3% en Allemagne en 2024 | L'EnerGeek

Le 28 mai 2025, l’IFOP publie pour ENGIE les résultats d’un sondage mené en avril 2025 auprès de plus de 12 000 Français, dont un important échantillon de riverains d’installations d’énergies renouvelables. Ce travail massif livre un regard nuancé sur l’image qu’ont les Français des renouvelables, une image positive, mais conditionnée à des preuves tangibles et à un réel impact sur leur quotidien.

Les renouvelables en France : une image plébiscitée mais exigeante

Selon l’étude IFOP, 84 % des Français affichent une perception favorable des énergies renouvelables. Cette adhésion est encore plus forte chez ceux qui vivent à proximité d’installations, avec 94 % de soutien. Ce chiffre dépasse largement les idées reçues d’un rejet généralisé, souvent relayé par les opposants au solaire ou à l’éolien. Pour les riverains, l’image positive s’accompagne d’une lucidité bienvenue : ils attendent des contreparties concrètes et une transparence totale sur les impacts, qu’ils soient environnementaux ou économiques.

Les Français associent les énergies renouvelables à des bénéfices majeurs : 79 % les relient à la lutte contre le changement climatique, 78 % à la souveraineté énergétique et 77 % à la création d’emplois. Cependant, seul un peu plus de la moitié (62 %) perçoit un effet direct sur la réduction de la facture énergétique, ce qui souligne une attente forte de retombées concrètes et mesurables.

Ce soutien repose également sur une conviction : 56 % des personnes interrogées souhaitent un mix énergétique combinant nucléaire et renouvelables, confirmant la nécessité d’un équilibre pour assurer fiabilité et sécurité. Par contraste, seulement 12 % estiment que la production devrait reposer uniquement sur le nucléaire.

Le contexte énergétique français : où en est-on des renouvelables ?

La France se place parmi les pays européens en avance dans le développement des énergies renouvelables. En 2024, ces sources représentaient environ 30 % de la production électrique nationale, avec un objectif fixé à 40 % d’ici 2030, conformément à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE). L’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque constituent les piliers principaux, avec respectivement près de 16 GW et 15 GW installés, selon le ministère de la Transition écologique.

Un soutien conditionné à l’expérience et à la pédagogie

L’étude révèle que l’adhésion n’est pas univoque ni aveugle. Elle repose sur l’expérience concrète et la connaissance du fonctionnement des infrastructures. Ceux qui ont été associés à la décision d’implantation expriment un taux d’adhésion encore plus élevé (95 %), prouvant que la participation et la consultation sont des leviers d’acceptabilité essentiels.

Par ailleurs, la pédagogie apparaît comme une condition sine qua non pour faire passer les renouvelables d’un simple concept à une réalité tangible. Un Français sur deux affirme avoir une meilleure opinion des renouvelables après avoir reçu des informations factuelles sur leurs bénéfices.

1 réflexion au sujet de « Énergies renouvelables : les Français les plébiscitent, mais… »

  1. Cela pue le sondage truqué. D’abord, Engie qui produit de l’éolien et du solaire (en plus du gaz !) cherche évidemment à faire valoir son modèle. Mais surtout si comme indiqué les sondés ont reçu une information sur les bienfaits des renouvelables, ont-ils été informés sur leurs inconvénients ? Car ceux qui habitent près d’un champ d’éoliennes savent tous que leur bien a subi une forte décôte. Et si le vent et le soleil sont gratuits, leur a-t-on dit que les éoliennes et panneaux solaires sont subventionnés, autrement dit qu’ils payent des taxes pour leur développement ? Et que ces machines dépendent de composants importés, notamment de Chine ?
    Evidemment non. C’est ainsi qu’on manipule l’opinion pour défendre ses intérêts.

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