C’est l’une des mesures phares du recyclage : la consigne à verre. Une nouvelle expérimentation va être lancée en France dès le 12 juin 2025. Cette fois, quatre grandes régions vont y participer.
La consigne à verre revient
La consigne à verre fait son grand retour partout en France dès le 12 juin 2025, dans un contexte de relance des pratiques de réemploi, mais aussi de pression croissante sur les acteurs de la grande distribution. Ce retour n’est pas anodin : il marque une rupture avec des décennies de tout-jetable et inaugure une nouvelle ère de sobriété.
Le dispositif s’ouvre dans quatre régions sélectionnées pour leur efficacité dans le tri des déchets : Bretagne, Pays de la Loire, Normandie et Hauts-de-France. Un laboratoire à ciel ouvert, encadré par Citeo, l’éco-organisme chargé de fédérer les entreprises de la filière ReUse. Pourquoi ces territoires ? Parce qu’ils sont déjà des « bons élèves », selon Ouest-France, dans un système de tri qui patine ailleurs. Le déploiement sera progressif, avant une montée en puissance au fil des semaines. Dès le 12 juin 2025, les consommateurs trouveront des autocollants violets « Rapportez-moi » sur les bouteilles concernées. Pour l’instant, seules certaines catégories sont éligibles : bières, jus, soupes, gaspachos et, à terme, conserves alimentaires.
Côté enseignes, Super U fait figure de précurseur, notamment dans la région nantaise. Mais Carrefour, Intermarché, Monoprix, Biocoop, E. Leclerc ou encore la brasserie du Bout du Monde ont également pris le train du réemploi.
10 ou 20 centimes, le nouveau prix de la responsabilité
Le principe est simple et reste le même : ramener ses bouteilles vides et récupérer 10 ou 20 centimes par contenant. Le barème est fixé par décret : 20 centimes pour les grands formats, 10 centimes pour les plus petits. « Nous nous sommes basés sur l’arrêté fixant les montants des consignes en France, qui existe déjà aujourd’hui », confirme Valentin Fournel à Ouest-France.
Mais attention : tout ne sera pas instantané. Les machines de collecte automatique cohabiteront avec un système plus traditionnel en caisse. L’option retenue dépendra du magasin. Le remboursement ? Il pourra être effectué par carte bancaire ou sous forme de bon d’achat, selon l’enseigne. Bref, pas encore de standardisation.
L’idée vise à réduire l’empreinte carbone du verre, un matériau recyclable à l’infini, certes, mais dont le recyclage coûte cher et mobilise beaucoup d’énergie. Le réemploi, lui, permettrait d’économiser jusqu’à 75 % d’énergie sur certains contenants.






