Bombe nucléaire : l’Iran prêt à renoncer en échange de l’arrêt des sanctions internationales

La bombe nucléaire est l’objectif affiché depuis plusieurs décennies du régime des mollahs en Iran. Mais un changement pourrait s’opérer en cas d’abandon des sanctions internationales.

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Bombe nucléaire : l’Iran prêt à renoncer en échange de l’arrêt des sanctions internationales | L'EnerGeek

Depuis plusieurs décennies, l’Iran cherche à se doter de la bombe nucléaire. Cependant, le pays doit affronter de multiples sanctions internationales qui étranglent son économie. Téhéran se dit prêt à y renoncer en échange de leur levée.


L’Iran prêt à renoncer à la bombe nucléaire


Les déclarations d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, laissent entrevoir le début d’un tournant dans le dossier du nucléaire iranien. Lors d’un entretien accordé à NBC News, Ali Shamkhani a clairement annoncé que l’Iran était prêt à accepter un accord sur son programme nucléaire en échange de la levée immédiate des sanctions économiques occidentales. L’utilisation du mot-clé « immédiate » n’est pas fortuite. Elle souligne la stratégie d’un régime qui cherche à négocier sous pression tout en conservant ses moyens de dissuasion mais sans la bombe nucléaire.


Le cœur de la proposition iranienne est limpide, ou presque. Selon Ali Shamkhani, l’Iran s’engagerait à « ne jamais fabriquer d’armes nucléaires », à « se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi », à limiter l’enrichissement à un usage purement civil, et à permettre aux inspecteurs internationaux de superviser ces engagements.


Un désarmement nucléaire volontaire ? Il serait naïf de ne pas voir l’arrière-boutique géopolitique : le renoncement est conditionné à une levée totale des sanctions économiques. Une levée qui bénéficierait directement aux secteurs énergétique, bancaire et industriel du pays, étouffés par des années de restrictions multilatérales. Du côté américain, Donald Trump a confirmé que « des progrès importants ont été réalisés », tout en réaffirmant que l’objectif est de « s’assurer que l’Iran n’obtienne jamais l’arme nucléaire ».


Les Européens face au dilemme : faut-il croire l’Iran ?


À Istanbul, les représentants des trois pays européens signataires de l’accord de Vienne de 2015 à savoir la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne se retrouvent en ce moment à la table des négociations avec leurs homologues iraniens. L’objectif : reprendre le fil du dialogue, en parallèle de discussions indirectes entre Téhéran et Washington.


Mais les Européens ne se bercent plus d’illusions. Le mécanisme de « snapback », prévu dans l’accord initial, pourrait être réactivé à tout moment si l’Iran contrevient à ses obligations. Malgré tout, le scepticisme règne. L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60 %, bien au-delà du seuil autorisé de 3,67 % par le JCPOA. Or, le niveau requis pour un usage militaire est de 90 %. Autant dire que le danger continue de se rapprocher de la bombe nucléaire.

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