Bus électrique : l’Europe progresse, la France piétine

Publié le
Lecture : 2 min
Bus électrique : l'Europe progresse, la France piétine
Bus électrique : l’Europe progresse, la France piétine | L'EnerGeek

Les pays européens embrassent de plus en plus les bus électriques. 100 % des nouveaux bus achetés en 2027 pourraient être zéro émission. Mais dans cette course vers un avenir zéro émission, tous les pays ne sont pas à égalité, et la France semble particulièrement à la traîne en la matière.

Une transition accélérée en Europe

En Europe, presque la moitié des nouveaux bus vendus en 2024 fonctionnent sans émissions. C’est un bond impressionnant, puisque 49% de ces véhicules étaient équipés de motorisations électriques ou à hydrogène, surpassant ainsi les attentes de l’Union européenne. Selon l’ONG Transport and Environment (T & E), « si la croissance actuelle se poursuit, 100 % des nouveaux bus urbains achetés en 2027 seront zéro émission », peut-on lire sur 20 Minutes.

Les Pays-Bas, l’Islande et la Finlande mènent la danse en Europe, avec une adoption de 100% de bus neufs électriques en 2024. Suivent de près la Norvège et le Luxembourg, avec respectivement 99% et 98% de nouveaux bus électriques. Ces chiffres montrent une nette volonté politique et sociale de transition vers des solutions plus vertes. « Le succès des bus à zéro émission est dû à la réglementation européenne, qui a clairement indiqué au marché que les jours du diesel étaient comptés », a ainsi déclaré Marie Chéron, experte pour T & E France, dans le communiqué de l’ONG publié ce lundi.

Bus électriques : la France en retard sur le sujet

Malgré un contexte global favorable, la France affiche un retard important. En 2024, seulement 33% des bus urbains neufs en France étaient électriques, se situant bien en dessous de la moyenne européenne de 46%. Ce retard peut en partie s’expliquer par le choix de certaines collectivités de privilégier le gaz et le biogaz, notamment en Île-de-France où 39% des nouveaux bus roulaient au gaz en 2024.

Cette préférence pour le gaz, incluant le biogaz, pourrait devenir un piège coûteux pour les collectivités françaises, alerte Marie Chéron de T & E. Selon elle, bien que le gaz puisse sembler une alternative viable à court terme, il pourrait retarder la transition nécessaire vers des technologies véritablement zéro émission. L’Allemagne, tout comme la France, montre aussi des signes de retard avec seulement 25% de bus électriques neufs, alors que d’autres pays, comme l’Estonie, réalisent des progrès fulgurants.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.