Uranium, la course mondiale s’intensifie

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Uranium, la course mondiale s’intensifie
Uranium, la course mondiale s’intensifie | L'EnerGeek

La reprise du secteur nucléaire propulse la demande d’uranium vers de nouveaux sommets, avec une projection de presque tripler d’ici 2040, selon la World Nuclear Association. La baisse précédente des prix, suite à l’incident de Fukushima en 2011, avait ralenti la production principalement en Asie centrale et en Afrique. Aujourd’hui, alors que la demande augmente de nouveau, la capacité de ces pays à monter en puissance reste incertaine.

Une croissance prévue de la demande

Selon la World Nuclear Association, la demande mondiale d’uranium devrait presque tripler d’ici 2040, passant de 65 650 à 180 000 tonnes par an. Cette augmentation est impulsée par des projets d’expansion du nucléaire aux États-Unis, en Europe, et en Asie. Cependant, la production actuelle, à peine suffisante pour répondre aux besoins actuels, doit se confronter à plusieurs défis.

Sous l’administration Biden, les États-Unis prévoient de nécessiter 75 000 tonnes d’uranium par an d’ici 2050. Pourtant, en 2023, la production domestique était de seulement 193 tonnes, un défi de taille pour la sécurité énergétique américaine et accentuant la dépendance aux importations.

Le Kazakhstan, un géant vacillant

Leader mondial avec 37% de la production, le Kazakhstan se heurte à ses propres limites. L’annonce par Kazatomprom, le géant minier du pays, de l’incapacité à augmenter la production faute d’acide sulfurique montre des vulnérabilités dans la chaîne d’approvisionnement, malgré les investissements pour remédier à cette situation.

Pour éviter les restrictions potentielles de la Russie, Kazatomprom développe une nouvelle route via la mer Caspienne. Cette initiative pourrait réduire les dépendances géopolitiques mais engendre des surcoûts importants, montrant la complexité du commerce international d’uranium.

L’Afrique, un potentiel sous contrainte

En Namibie, bien que les extractions aient augmenté, la sévère sécheresse limite le potentiel d’expansion. Les efforts pour augmenter la capacité de dessalement sont vitaux pour soutenir la production uranifère, mais le contrôle chinois sur les principales mines soulève des questions de souveraineté et de bénéfices économiques.

Ces pays émergents dans le secteur cherchent à capitaliser sur leurs réserves d’uranium. Le Brésil, avec son initiative Prouranio, et la Mongolie, bénéficiant d’un accord avec le Français Orano, visent à diversifier leurs économies et à réduire leur dépendance géopolitique.

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