La ville d’Amiens investit dans une flotte de 43 bus électriques

La ville d’Amiens investit dans une flotte de 43 bus électriques

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Malgré des coûts encore élevés en comparaison à leurs homologues à moteur thermique, les bus électriques commencent progressivement à faire leur apparition dans les agglomérations françaises. A Amiens dans les Hauts-de-France par exemple, la métropole a annoncé, lundi 23 octobre 2017, son intention de s’équiper d’une flotte de 43 bus 100% électriques d’ici 2019, dans le cadre d’un plan de 122 millions d’euros de refonte des transports en commun.

Alors que douze maires de grandes villes mondiales, dont Paris et Londres, annonçaient lundi 23 octobre, dans le cadre d’une déclaration du réseau C40, leur volonté d’acquérir uniquement “des bus à zéro émission à partir de 2025″, la ville d’Amiens s’est elle aussi fait remarquer pour son engagement concret dans les transports en commun propres. La collectivité a en effet décidé de s’orienter progressivement vers un système de transport public sans émission de CO2, et a choisi pour cela (après appel d’offres) le fabricant espagnol Irizar, auquel elle a déjà commandé 43 unités pour 2019.

Des opérations de recharge de “cinq minutes environ”

Ces véhicules circuleront sur trois des quatre futures lignes du BHNS, “bus à haut niveau de service”, et proposeront un niveau de confort plus important et une fréquence de passage plus élevée, précise la métropole dans un communiqué. Longs de 18 mètres et d’une capacité dépassant les 140 places, ils se rechargeront à la fin ou au début de chaque ligne, grâce à une opération qui se déroulera en “cinq minutes environ”. “Ce nouveau système de transport électrique ne devrait émettre aucun polluant atmosphérique”, poursuit la Métropole d’Amiens, qui exploite actuellement 140 bus pour desservir 33 communes, soit quelque 180.000 habitants.

De son côté, le groupe Irizar décroche ici un premier contrat en France et espère un développement bien plus important dans l’Hexagone compte tenu des nouvelles obligations imposées aux collectivités dans la loi de transition énergétique (les collectivités locales doivent renouveler leur flotte avec au moins 50% de véhicules à faibles émissions à partir de 2020, puis 100% à partir de 2025). Irizar possède actuellement des sites de production en Espagne, au Maroc, au Brésil, au Mexique et en Afrique du Sud, et emploie 3.000 personnes à travers le monde.

Crédits photo : Irizar

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Très bien ces bus électriques. Par contre on peut regretter qu’ils se basent sur une part importante de batteries Li-on qui font leur prix (en plus du poids inutile et des risques incendie) et qui certes durent longtemps mais les batteries au carbone qui utilisent les propriétés des condensateurs microélectroniques, comme le font en France Nawa Technologies (Rousset – Bouches du Rhône) ou Skeleton Technologies (Estonie) ont plusieurs avantages très supérieurs :

    – temps de charges de quelques secondes
    – plus d’1 million de cycles de charge soit une vingtaine d’années de vie
    – légèreté
    – carbone très présent sur le planète, nettement plus que le lithium
    – impact sur l’environnement bien moindre
    – meilleure efficience globale des véhicules
    – prix sans doute plus compétitif
    – charge directe sur le réseau sans super chargeurs

    Et puis rien que la surface du toit du bus Irizar “i2e 18 m” c’est 47 m2, donc compte tenu de l’usage, mettre du solaire qui se décline en films souples donc complètement intégrable au prix actuel a du sens

    https://www.youtube.com/embed/5eeVR-fSGiI

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