Un bus multi-hybride en test dans les rues de Marseille - L'EnerGeek

Un bus multi-hybride en test dans les rues de Marseille

bus multi-hybride

Marseille est l’une des villes les plus polluées de France, et le taux de particules fines enregistré dans l’air de l’agglomération phocéenne dépasse régulièrement les normes en vigueur. Pour contrer ce fléau, la ville essaye depuis plusieurs années de mettre en place des alternatives afin de limiter la pollution atmosphérique. Après avoir lancé, l’an dernier, sa première ligne de bus électrique, la Régie des Transports Métropolitains (RTM) lance un bus multi-hybride. Une véritable révolution énergétique qui doit améliorer le bilan carbone de la ville sans changer les habitudes de vie des marseillais.

Businova : le bus multi-hybride

Businova, c’est le nom que l’entreprise Safra, basée à Albi, a donné à son projet de véhicule vert. L’idée : construire un bus multi-hybride afin de rentabiliser au mieux les énergies vertes développées pour les transports en commun. Concrètement, le Businova fonctionne grâce à une motorisation qui inclut trois types d’énergies : l’électrique, l’hydraulique et le thermique. Dans son fonctionnement, ce véhicule d’un nouveau genre fonctionne grâce à deux chaînes de traction montées en parallèle, l’une électrique, l’autre hydraulique, qui sont réparties autour d’une boîte de couplage. A ce dispositif s’ajoute un moteur auxiliaire qui fonctionne au diesel et qui sert à prolonger l’autonomie du bus. L’avantage de bus multi-hybride est donc que les technologies se complètent afin de rationnaliser les besoins en énergie du moteur. Grâce à ce système innovant, le Businova affiche une autonomie de 200 km et, selon son fabricant, consomme trois fois moins d’énergie qu’un véhicule thermique.

Avec de tels arguments, le Businova développé par Safra est bien placé sur le secteur des véhicules verts pour séduire différentes régies de transports en commun, à commencer par la RTM de Marseille. Ce n’est pas la première fois que la régie phocéenne fait confiance aux énergies vertes : en 2016, elle a inauguré sa première ligne de bus 100% électrique. Une première encourageante qui devait démontrer l’implication de la RTM dans les problèmes environnementaux rencontrés par l’agglomération marseillaise. Avec ce nouveau bus multi-hybride, la RTM entend lancer une phase de test de huit mois. Le but est notamment de tester en conditions réelles le logiciel qui pilote l’hybridation du bus. Si l’essai est concluant, la régie pourrait passer commande pour rapidement se doter de davantage de véhicules hybrides pour ses lignes de transport.

Une technologie innovante appelée à se développer

Le Businova a été présenté pour la première fois lors du Salon du Transport Public de Paris en 2014, où il avait d’ailleurs créé la sensation. Depuis, le véhicule a reçu son homologation pour avoir le droit de rouler. Un feu vert pour sa société fabricante, Safra, qui espère bien étendre son marché de bus multi-hybride dans les années à venir. Et l’entreprise albigeoise a de quoi se réjouir. Un décret d’application de la Loi de Transition Energétique daté du 12 janvier 2017 a classé le Businova dans la catégorie des bus à faible émissions carbones. Une aubaine puisque ce même décret prévoit que les flottes de transport public françaises devront investir dans ce type de véhicules verts. Et les objectifs sont précis : les flottes de plus de vingt véhicules devront acheter au moins 50% de véhicules à faible émission d’ici 2020 ; l’objectif passe à 100% pour l’horizon 2025. Autant dire que le Businova a de beaux jours devant lui. Les villes de Périgueux et Castres ont d’ailleurs déjà passé commande pour équiper leurs flottes de Businova.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
mar 27 Déc 2016
Dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 décembre, le Danemark a assuré 100% de sa consommation électrique grâce aux énergies renouvelables. Une performance qui s'explique, non pas par la magie de Noël, mais bien par sa forte capacité…
jeu 18 Mai 2017
A l'inverse d'un président et d'un gouvernement fédéral qui ne croient pas à la nécessité de combattre le réchauffement des températures et redonnent la priorité aux industries fossiles les plus polluantes, plusieurs villes et Etats américains veulent poursuivre de leur…
L’essentiel de la production d’électricité de Mayotte est assurée par deux centrales diesel. Néanmoins, le photovoltaïque s’est développé ces dernières années et fournit désormais 5% des besoins du département d’outre-mer. Le potentiel renouvelable est néanmoins insuffisant pour soutenir la forte…
sam 11 Nov 2017
A seulement quelques kilomètres de la grande ville de Lens, rien ne prédestinait la petite commune de Loos-en-Gohelle à devenir une championne de la transition énergétique. Accolée aux deux plus hauts terrils d'Europe, ruinée par la fin de l'industrie minière,…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.