La convention des énergies marines de Cherbourg a attiré les industriels - L'EnerGeek

La convention des énergies marines de Cherbourg a attiré les industriels

thetis-2014Les énergies marines renouvelables ne permettent pas encore de produire de l’électricité en France, mais elles y sont promises à un bel avenir. Les côtes françaises offrent un potentiel très intéressant pour l’éolien offshore et l’hydrolien, les deux filières les plus avancées.  Les exposants français et étrangers se sont pressés à Cherbourg, pour participer à la 3ème édition de la convention internationale Thétis des énergies marines renouvelables (EMR) qui s’est achevée hier.

Le salon a réuni 3.000 acteurs du secteur EMR et plus de 200 exposants. Les industriels ont semble-t-il compris que la France, deuxième domaine océanique mondial, était un grand marché d’avenir dans le secteur des énergies marines. Un signe qui ne trompe pas : 35% des exposants étaient étrangers cette année, contre seulement 5% en 2012, lors de la première édition du salon.

Mais les groupes français ne semblent pas décider à laisser passer de telles opportunités de développement : trois des quatre premiers parcs éoliens offshore du 1er appel d’offres jamais lancé par la France ont d’ailleurs été attribués au consortium franco-français Alstom/EDF (ils travailleront avec le danois Dong Energy), alors que l’Espagnol Iberdrola, à qui est revenu le 4ème parc, a décidé de confier la construction de ses éoliennes à un autre groupe hexagonal, Areva. Et le deuxième appel offres (2 parcs) qui n’a pas encore été attribué, met en concurrence deux français, EDF et GDF Suez.

Selon Jean-Louis Bal, le président du syndicat des énergies renouvelables, l’éolien offshore pourrait offrir 15 GW de puissance (les parcs marins qui seront développés en France font environ 500 MW de puissance)  et créer 30 000 emplois d’ici à 2030.

Les industriels sont également légions à se positionner sur la filière naissante des hydroliennes, ces sortes d’éoliennes placées sur le fond marin pour exploiter la force des courants de marées.  Le potentiel hydrolien de la France, évalué à 3 GW, est certes moindre que celui de l’éolien mais à la différence des éoliennes, les hydroliennes équipées de turbines réversibles –pour la marée montante et la marée descendante- assurent une production constante d’énergie.

Durant le salon Thétis, les groupes CMN et Hydroquest ont présenté leur candidature commune à un appel à manifestation d’intérêt de l’Ademe portant sur la construction au large du Cotentin de 3 à 4 fermes hydroliennes pilotes d’ici à 2016.  Mais ils sont loin d’être les seuls candidats : GDF Suez est candidat avec des turbines Alstom et Voith, tout comme le duo formé par l’industriel allemand Siemens et la PME française UNITe.

Une course à l’innovation dans laquelle EDF, qui s’est également positionné sur l’appel à manifestation d’intérêt,  semble avoir pris de l’avance : la turbine OpenHydro (filiale de DCNS) que l’électricien teste au large des Côtes-d’Armor a réussi ses derniers essais. Immergée pendant quatre mois à 40 mètre de profondeur, l’hydrolienne vient d’être remontée à la surface : elle a tourné 1.500 heures en continu, contre les 500 heures initialement espérées.

Rédigé par : jacques-mirat

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