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Transition énergétique : des objectifs trop ambitieux selon Alain Grandjean

transition énergétqiueSur son blog Chroniques de l’anthropocène, le polytechnicien et fondateur de l’institut Carbone 4 Alain Grandjean, affirme douter des objectifs fixés par la loi de transition énergétique. Selon lui, la France ne pourra pas tenir son engagement relatif à la diminution du nucléaire, pourtant votée par le Parlement l’été dernier.

En 2014, le nucléaire en France a produit 436 TWh, soit 77% d’une production électrique s’élevant à 562 TWh, selon le bilan de RTE. Actuellement, la loi sur la transition énergétique, votée l’été dernier, stipule de manière formelle que la part du nucléaire dans la production d’électricité doit être ramenée à 50% en 2025.

Selon Alain Grandjean, au regard des projections économiques et démographiques, et compte tenu des progrès de l’efficacité énergétique, on devrait « voir la consommation baisser de 2010 à 2025 d’environ 15% pour atteindre 375 TWh » (soit 500TWh de production). Dans ces conditions, pour respecter l’engagement pris par la ministre, il faudrait que la production nucléaire se limite à 250 TWh.

Néanmoins, le scientifique rappelle que la transition énergétique prévoit aussi de réduire la consommation des énergies fossiles de 30% en 2030. Pour cela, il envisage « une politique massive d’électrification d’usages aujourd’hui satisfaits grâce au pétrole ». Dans cette hypothèse, la production électrique totale culminerait à 650 TWh et il faudrait donc diminuer la production nucléaire de 110TWh seulement.

Dans les deux cas, le gouvernement devrait fermer plusieurs tranches nucléaires par an, un rythme que Monsieur Grandjean estime insoutenable. En effet, en 2014, les énergies renouvelables ont produit 96 TWh d’électricité ; pour compenser la  fermeture des réacteurs nucléaires, les ENR – principalement le solaire et l’éolien – devraient donc générer entre 120 et 180 TWh d’ici à 2025.

Sachant qu’au rythme actuel, les capacités de production de l’éolien et du solaire auront progressé de seulement 30 TWh à cette échéance, il faudrait au minimum intensifier les efforts d’installation par un facteur 4. Pour y parvenir, « l’effort d’investissement en termes financiers » devrait osciller entre 100 et 150 milliards d’euros au cours des 10 prochaines années. C’est pourquoi Alain Grandjean demande en conclusion « des objectifs ambitieux mais mieux lissés dans le temps ». Et, surtout, une réflexion autour de l’avenir du nucléaire, qui permet aujourd’hui aux Français d’acheter une électricité bas carbone à faibles coûts – par rapport aux standards européens. Un enjeu « social et économique » selon lui.

Rédigé par : jacques-mirat

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COMMENTAIRES

  • A quoi bon argumenter pour démontrer que la logique de la loi de Transition Énergétique n’est pas la bonne ?
    La réalité est qu’il n’y a AUCUNE logique à cette loi, qui n’est fondée que sur la concrétisation d’une idéologie antinucléaire, dont le but annoncé est de supprimer 25% des centrales actuelles d’ici 2025, en commençant par Fessenheim. Le reste n’est qu’habillage.
    Cette absence de logique devient une évidence quand on se rend compte que l’objectif écologique majeur est de supprimer nos émissions de CO2, et qu’on investit essentiellement dans le développement des énergies éoliennes et solaire en substitution du nucléaire : toutes ces énergies étant décarbonées, il n’y aura aucun gain.
    Pire, comme le Conseil Constitutionnel a reconnu que le propriétaire des centrales EDF devra être indemnisé du préjudice subi (5 Ma€ par centrale), la nation va dépenser des sommes gigantesques pour aucun effet positif sur le climat.
    Et dire que cette loi a été inspirée par les Verts !!!!
    Conclusion : ne pas confondre l’Ecologie et la politique, même repeinte en vert.

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  • Evidemment cette loi est une ânerie économique et climatique…J’aimerais que Mme Royal nous indique combien sa mise en oeuvre va nous coûter…Les Allemands, dont les projets sont bien moins ambitieux que les notres ont estimé ce cout à , au moins, 1000 Milliards d’Euros d’ici à 2030 !…tout en restant les plus gros pollueurs d’Europe ! ( 25 % de la pollution Européenne )

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