Le marché de gros de l’électricité marque un léger repli dimanche 8 novembre 2026. En France, le prix moyen de la journée ressort à environ 242 euros par mégawattheure, après près de 259 euros samedi 7 novembre. Mais la baisse de la moyenne cache un écart important entre les heures de milieu de journée et la pointe du soir.
Selon les cotations horaires du marché day-ahead relayées par le suivi des prix spot de l’électricité, le point bas de dimanche se situe vers 13 heures, autour de 211 euros par mégawattheure. Le maximum est attendu vers 18 heures, à environ 317 euros. Ce sont des prix de gros, exprimés hors taxes et hors frais d’acheminement, pas des tarifs de vente au détail.
Pourquoi le soir reste la période la plus chère
Les prix de l’électricité sont établis pour chaque période de livraison en fonction des offres de production disponibles et de la demande attendue. À la mi-journée, la production solaire peut contribuer à contenir les prix. En fin d’après-midi, elle décroît tandis que les besoins de consommation peuvent rester élevés.
Ce mécanisme n’explique pas à lui seul chaque variation quotidienne : disponibilité du parc de production, météo, échanges transfrontaliers et coût des centrales mobilisées jouent également un rôle. Les enchères européennes rapprochent les prix de plusieurs marchés voisins, tout en laissant subsister des différences entre pays et entre heures.
Samedi 7 novembre, le prix moyen avait atteint environ 259 euros par mégawattheure, après un vendredi encore plus élevé à près de 278 euros. La comparaison publiée pour le 7 novembre montre donc un marché particulièrement tendu sur ces trois journées, même si le dimanche s’annonce moins coûteux en moyenne.
Quelles conséquences pour les consommateurs ?
Pour la plupart des ménages, une variation de quelques heures sur le marché spot ne modifie pas immédiatement le prix du kilowattheure facturé. Les offres à prix fixe, les contrats indexés sur un tarif de référence et les offres à tarification dynamique n’obéissent pas aux mêmes règles.
Seuls les clients disposant d’une formule réellement liée aux prix horaires peuvent avoir un intérêt financier direct à déplacer certains usages pilotables, comme la recharge d’un véhicule électrique, vers les périodes les moins chères. Même dans ce cas, il faut vérifier le contrat, les taxes et les autres composantes du prix final avant de calculer une économie.
Les chiffres de dimanche décrivent des cotations établies sur le marché de gros la veille pour le lendemain. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de prédire le montant de la prochaine facture d’un foyer ni les prix des semaines suivantes. Le pic de 18 heures reste néanmoins un signal utile sur la tension du système électrique en début de soirée.






