Flamanville : EDF remplace enfin le couvercle de son réacteur, et l’opération sera scrutée de près

Le remplacement du couvercle de l’EPR de Flamanville soulève des interrogations majeures sur la sûreté nucléaire.

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Flamanville : EDF remplace enfin le couvercle de son réacteur, et l'opération sera scrutée de près
Source : EDF | L'EnerGeek

Le couvercle de la cuve va être remplacé à l’EPR de Flamanville (Manche). Le nouvel équipement vient d’arriver dans le Cotentin, ce qui marque le début du chantier, malgré les retards de redémarrage qui inquiètent. L’opération est aussi scrutée pour les questions de sûreté qu’elle pose.

Pourquoi changer le couvercle de l’EPR de Flamanville

Le couvercle de la cuve du réacteur Flamanville 3 a constitué l’un des défis techniques majeurs de l’EPR. Cette pièce avait été jugée défaillante dès 2015, en raison d’une anomalie de conception dans l’acier, et elle a nourri la controverse pendant la construction. EDF a malgré tout obtenu en 2017 l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour l’utiliser, afin d’éviter un retard important dans le démarrage du réacteur.

L’ancien couvercle a assuré le fonctionnement du réacteur pendant son premier cycle complet, avec les précautions requises côté sûreté. La visite complète 1 (VC1), prévue pour le 26 septembre 2026, approche désormais, et le moment est venu de le remplacer.

Le nouveau couvercle, très technique

Le nouveau couvercle, fabriqué par Framatome dans son usine de Saint-Marcel (Saône-et-Loire), est arrivé à Flamanville le 16 juin 2026, confirme Reporterre. Il mesure 5,75 mètres de diamètre, 2,2 mètres de hauteur et pèse environ 100 tonnes. Il doit améliorer la sûreté et le rendement de l’EPR de Flamanville.

Il assure l’étanchéité du circuit primaire du réacteur et reçoit les 89 mécanismes de commande des grappes de contrôle nécessaires au pilotage de la réaction nucléaire.

Une logistique au millimètre près

Le transport du nouveau couvercle jusqu’à Flamanville a demandé une logistique très précise. Il a parcouru « plusieurs centaines de kilomètres » : d’abord par voie fluviale sur le Rhône, puis par voie maritime jusqu’à Cherbourg (Manche), avant d’être acheminé jusqu’au site par convoi exceptionnel.

Avant sa mise en service, le couvercle sera soumis à de nombreux contrôles et réglages pour vérifier qu’il respecte les normes de sûreté, techniques et industrielles appliquées à Flamanville 3. Le transfert et les tests des mécanismes de contrôle depuis l’ancien couvercle figureront parmi les étapes décisives de l’arrêt VC1.

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