Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : Michel-Édouard Leclerc affirme que le prix des carburants restera haut, voici pourquoi

Les prix des carburants explosent, avec des hausses de 34 % en quelques mois !

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Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : Michel-Édouard Leclerc affirme que le prix des carburants restera haut, voici pourquoi
Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : Michel-Édouard Leclerc affirme que le prix des carburants restera haut, voici pourquoi © L'EnerGeek

Les prix des carburants en France repartent à la hausse, et ça inquiète les consommateurs alors que les tensions géopolitiques au Moyen-Orient montent d’un cran. Les relations entre les États-Unis et Téhéran provoquent des perturbations sur les infrastructures pétrolières et le transport maritime, avec des répercussions visibles sur le prix à la pompe sont dues à une hausse des prix rapide. Cette dynamique, qui semble partie pour durer, pèse directement sur le budget des ménages français.

Les prix aujourd’hui et les prévisions

Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E. Leclerc, tire la sonnette d’alarme. Le 20 avril, les prix moyens étaient de 2,241 €/L pour le gazole, 2,080 €/L pour le SP98, 2,037 €/L pour le SP95, et 1,980 €/L pour le SP95‑E10. Ces niveaux reflètent une hausse marquée depuis la fin février : +34 % pour le diesel et +15 % pour l’essence. Michel-Édouard Leclerc estime que l’on fait face à au moins six mois de crise énergétique, avec peu de chances de voir une baisse significative à court terme, rapporte le 20 Minutes.

Parmi les mesures évoquées pour tenter de faire baisser les prix figure la suspension des certificats d’économies d’énergie (CEE), mais pour M. Leclerc ces dispositifs sont insuffisants et les prix restent très volatils, en « yoyo ». Les tensions au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz pèsent sur le marché pétrolier mondial en faisant grimper les coûts de transport maritime.

Réactions et mesures du gouvernement

Face à la situation, le gouvernement a agi. Il a demandé à l’ensemble des distributeurs, y compris ceux représentés par E. Leclerc, de réduire les prix à la pompe. Cette demande a reçu un accueil mitigé. Le samedi précédent, l’exécutif a clairement annoncé son intention de plafonnement des prix des distributeurs par décret pour lutter contre les « effets d’aubaine ». Ce projet devra encore obtenir l’aval du Conseil national de la consommation et du Conseil d’État.

Les distributeurs, eux, se montrent réticents : ils réclament le retrait du décret et proposent plutôt la suspension des certificats d’économies d’énergie pour espérer une baisse de 0,15 à 0,17 €/L des prix à la pompe. Cette proposition est soutenue par l’organe consultatif qu’est le Conseil national de la consommation.

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