La fermeture du détroit d’Ormuz crée une crise énergétique mondiale, perturbant gravement les échanges de pétrole. Cette décision immobilise 150 navires et 3 000 000 conteneurs à travers le globe, selon Marie-Christine Lombard, présidente du directoire du groupe français Geodis, sur franceinfo. La fermeture de ce passage stratégique, indispensable au commerce mondial d’hydrocarbures, est liée à un conflit persistant au Moyen-Orient, et met à mal les chaînes d’approvisionnement internationales.
Un coup dur pour le commerce mondial
Le détroit d’Ormuz est reconnu comme une voie clé pour le transit de 20 % de la production annuelle mondiale de pétrole brut et d’environ un cinquième de la consommation mondiale de gaz naturel liquéfié. La fermeture du passage par décision des Gardiens de la Révolution iraniens, et leur déclaration interdisant le passage de tout navire se rendant vers des ports liés aux « ennemis américano-sionistes », a fortement tendu la situation, accentuant les tensions géopolitiques dans la région. Cela pousse des navires comme ceux du transporteur chinois Cosco à rebrousser chemin, accentuant la crise.
L’annonce par Téhéran de la fermeture du détroit bloque immédiatement des navires en mer, laissant des compagnies telles que Geodis sans visibilité sur l’emplacement de leurs cargaisons. Marie-Christine Lombard indique que « les compagnies maritimes ne sont pas en mesure » de fournir des informations précises sur la localisation des marchandises, ce qui complique encore la gestion logistique.
On cherche des solutions de rechange
Face à la crise, Geodis, qualifié de « leader français du transport et de la logistique », s’emploie à identifier des itinéraires de contournement. Mais les restrictions récentes rendent le recours au transport aérien moins viable. Mme Lombard souligne des problèmes de « disponibilité et de capacité » dans le secteur aérien, accentués par la décision des compagnies aériennes du Moyen-Orient de réduire ou d’interrompre leurs vols.
Les perturbations se multiplient. Les chiffres avancés par Donald Trump et les observations de Kpler montrent des divergences : les Gardiens affirment avoir forcé trois porte-conteneurs à faire demi-tour, tandis que Kpler précise que seuls deux porte-conteneurs géants Cosco ont été concernés. Par ailleurs, la position politique de Donald Trump, qui voit le passage de dix navires comme un « cadeau » de la part de l’Iran, contraste avec le discours de fermeture des autorités iraniennes.






