Les ambitions de l’Allemagne pour réduire ses émissions de CO2 butent sur de gros obstacles. En 2025, la baisse des émissions de dioxyde de carbone n’a été que de 0,1 %, ce qui met en évidence des difficultés durables à atteindre les objectifs climatiques fixés pour 2030. Cette très faible diminution contraste avec la nécessité de réduire les émissions de 65 % d’ici la fin de la décennie. Ce ralentissement est préoccupant puisqu’il compromet la capacité du pays à tenir l’agenda climatique qu’il s’est donné.
Un constat qui inquiète
L’année 2025 a montré une stagnation quasi générale des efforts de réduction des émissions de CO2 en Allemagne. Selon une analyse relayée par The Guardian, le pays a émis environ 649 millions de tonnes de CO2. Si la baisse de l’année précédente avait été jugée « plus marquée », les récentes années affichent une dynamique ralentie. Les progrès observés notamment en 2023, avec une baisse d’environ 10 %, n’ont pas été maintenus. Pour remettre la trajectoire sur les rails, l’Allemagne doit réduire ses émissions d’environ 36 MtCO2e par an jusqu’en 2030.
Plusieurs secteurs freinent les efforts, en particulier les transports et le bâtiment. Dans le secteur des transports, la consommation de carburant a augmenté, en grande partie à cause d’une adoption encore trop lente des technologies propres, comme les voitures électriques. De nombreux obstacles persistent et compliquent la transition vers un modèle plus durable.
Les secteurs qui coincent
Les secteurs des transports et du bâtiment restent des freins majeurs à la transition énergétique allemande. Les émissions de CO2 liées aux transports ont continué d’augmenter en raison d’une adoption insuffisante des véhicules électriques. Parallèlement, dans le secteur du bâtiment, la demande de chauffage a augmenté, et le recours répété au gaz et au fioul ralentit l’intégration de systèmes de chauffage bas carbone comme les pompes à chaleur.
Le secteur de l’électricité apporte toutefois une note positive. Les progrès liés aux énergies renouvelables, surtout l’énergie solaire, sont visibles, mais ils ne suffisent pas à compenser les retards pris dans d’autres secteurs. Le diagnostic parle d’une transition énergétique « déséquilibrée », où certains domaines avancent pendant que d’autres stagnent.






