L’Union européenne traverse un tournant pour son transition énergétique. Alors qu’on met l’accent sur l’électrique, le diesel reste très présent sur les routes européennes. Il n’est pas balayé par les innovations vertes : que ce soit pour les particuliers ou les pros, il garde une place importante.
Où en est le diesel en Europe ?
Malgré un parc automobile vieillissant et une transition affichée vers l’électrique, le diesel tient encore une part significative du marché, rapporte Futura Sciences. Plusieurs constructeurs continuent de parier sur cette technologie pour certaines niches. On voit bien la différence entre l’usage grand public et l’usage professionnel. Le diesel traditionnel est en recul annoncé, mais ses alternatives renouvelables peuvent lui donner un second souffle stratégique. Comme l’électrique ne couvrira pas tous les besoins, des diesels plus propres pourraient continuer à s’imposer.
Des secteurs comme le transport routier longue distance, les autocars, les engins agricoles, le fret routier lourd, ainsi que les véhicules thermiques déjà en circulation, restent difficiles à électrifier. De même, les collectivités, les véhicules de collection et de compétition continuent de dépendre des motorisations thermiques. Ces usages expliquent la persistance du diesel, mais sous des formes renouvelées.
L’électrique : points forts et freins
La progression des voitures particulières électriques est évidente, mais il reste des obstacles avant l’interdiction des véhicules thermiques. Recharger des autocars sur autoroute implique de longues interruptions, ce qui complique la logistique et le confort des passagers. Le développement des camions électriques bute sur des infrastructures de recharge insuffisantes et des temps d’immobilisation qui freinent leur adoption.
Face à ces limites, des carburants alternatifs comme le HVO (Hydrotreated Vegetable Oil), le XTL (gasoil paraffinique de synthèse) et divers biodiesels semblent être des solutions viables pour contrer les prix des carburants. Chaque mélange contient une proportion différente de biocarburant, allant de 7 % de biodiesel dans le B7 à 100 % dans le B100.
Nouveautés et normes qui font évoluer les choses
Depuis le 30 juin 2024, le XTL est officiellement disponible pour le grand public, une étape importante pour les alternatives au diesel classique. Ce gasoil n’utilise pas de ressources pétrolières et respecte la norme EN 15940, la même que pour le gasoil standard distribué. C’est aussi sur cette base que se développent les carburants de synthèse, ou e-fuels. Fabriqués à partir d’hydrogène vert et de CO₂ capté, ils visent la neutralité carbone à l’usage. Porsche, par exemple, développe un projet au Chili depuis 2021 pour produire de l’e-fuel.
En France, le gazole distribué est principalement du B7. Le B10 est peu répandu, même s’il existe dans certaines stations. Le B30 est utilisé dans des flottes captives, tandis que le B100 est employé par des collectivités et des poids lourds compatibles.






