La Chine lance une centrale nucléaire hybride qui inquiète déjà les experts

La centrale nucléaire hybride de Chine pourrait révolutionner l’industrie énergétique mondiale.

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La Chine lance une centrale nucléaire hybride qui inquiète déjà les experts
La Chine lance une centrale nucléaire hybride qui inquiète déjà les experts © L'EnerGeek

En janvier 2026, un projet d’envergure a vu le jour en Chine, signe d’une avancée notable dans la transition énergétique mondiale. Le pays, souvent surnommé l’Empire du Milieu, a lancé la construction d’une centrale nucléaire hybride dans la province de Jiangsu, dans le but de réduire sa dépendance au charbon. Ce projet, révélé par le South China Morning Post, pourrait bien marquer un tournant dans l’industrie énergétique mondiale.

L’innovation principale de cette installation tient à sa capacité à produire de la vapeur à haute température d’environ 1 000 °C. Porté par la China National Nuclear Corporation, le modèle vise à répondre aux besoins industriels (notamment thermiques) en ciblant le gigantesque complexe pétrochimique de Lianyungang. Aujourd’hui, ce complexe consomme environ 13 000 tonnes de vapeur par heure. Grâce à la centrale, il pourra bénéficier d’une production prévue de 32,5 millions de tonnes de vapeur par an, tout en générant plus de 11,5 milliards de kWh d’électricité.

Un modèle hybride vraiment novateur

La centrale nucléaire hybride de Xuwei combine plusieurs types de réacteurs : deux réacteurs Hualong One de troisième génération et un réacteur à gaz à haute température de quatrième génération. Les Hualong One produiront la vapeur de base à partir d’eau déminéralisée, tandis que le réacteur à gaz élèvera la vapeur à la température requise pour le craquage et la distillation des hydrocarbures. Qualifiée par les autorités chinoises d’« immense chaudière nucléaire propre », cette architecture promet de dépasser les performances des centrales nucléaires classiques.

L’idée est d’utiliser le nucléaire non seulement pour produire de l’électricité, mais aussi pour fournir directement de la vapeur et des services thermiques aux industries lourdes. Cette combinaison alimente le site visé tout en servant de modèle potentiellement exportable vers d’autres pays confrontés à des défis énergétiques similaires, illustrant la stratégie technologique de la Chine.

Ce que ça change pour l’environnement et l’exportation

Remplacer le charbon par cette technologie nucléaire pourrait éviter l’émission de près de 20 millions de tonnes de CO₂ par an, tout en économisant 7,2 millions de tonnes de charbon chaque année. Les autorités locales affirment que la vapeur produite sera « 600 fois plus propre » que celle issue du charbon. Au-delà de la réduction massive des émissions de gaz à effet de serre, ce projet illustre une stratégie visant à diminuer fortement la pollution liée à la production énergétique.

La CNNC considère déjà ce modèle comme une solution potentiellement exportable à l’échelle internationale. Selon un rapport du Global Times, ce projet ouvre « un nouveau chapitre avec une solution chinoise reproductible pour la transition bas carbone des industries à forte consommation d’énergie ».

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