La promesse qui change tout : pourquoi vos factures d’électricité pourraient enfin arrêter de grimper

Les prix de l’électricité pourraient bien flamber après 2025, avec la fin de l’ARENH.

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La promesse qui change tout : pourquoi vos factures d’électricité pourraient enfin arrêter de grimper
La promesse qui change tout : pourquoi vos factures d’électricité pourraient enfin arrêter de grimper © L'EnerGeek

La possible hausse des prix de l’électricité en France inquiète de plus en plus les consommateurs. Avec la fin de l’ARENH, beaucoup se demandent ce que cela signifiera pour leurs factures.

Depuis sa création en 2011, l’ARENH obligeait EDF à vendre environ 25 % de sa production nucléaire annuelle à 42 €/MWh. D’après BFMTV, ce mécanisme prendra fin le 31 décembre 2025, même si le gouvernement a assuré une stabilité des factures pour les années 2026 et 2027.

À quoi ressemble le nouveau mécanisme tarifaire ?

La fin de l’ARENH va changer la façon dont EDF vendra sa production nucléaire. À partir du 1er janvier 2026, l’opérateur historique aura plus de liberté pour fixer ses prix, via le VNU (Versement Nucléaire Universel), prévu dans le projet de loi de finances 2025.

Le VNU mettra en place une redistribution qui ne s’activera que si certains seuils tarifaires sont dépassés, fixés à 78 €/MWh puis 110 €/MWh. Or, les niveaux actuels du marché sont estimés à environ 50 €/MWh, ce qui laisse penser que les consommateurs ne verront pas tout de suite cette redistribution.

Le ministère de l’Économie et des Finances (relaté par France Inter) indique que le passage au nouveau mécanisme ne devrait avoir « aucune incidence » sur les TRVE (Tarifs Réglementés de Vente de l’Électricité), qui concernent quelque 19,75 millions d’abonnés, soit 56 % des clients résidentiels en France. Roland Lescure, ministre de l’Économie, met en avant les prix compétitifs de l’électricité française, liés selon lui à « les prix bas de l’énergie décarbonée française », et rappelle que l’électricité est actuellement « 40 % moins chère » qu’en Allemagne.

Ce que prévoit le gouvernement et les pistes pour la suite

Le gouvernement mise sur le maintien et le développement du parc nucléaire français, présentant cette production nucléaire comme une garantie de prix d’électricité faibles pour les décennies à venir. La commission de régulation de l’énergie (CRE) parle d’un « garde-fou tarifaire » pour concilier protection des consommateurs et investissements.

Le rôle des fournisseurs alternatifs reste lui aussi important dans les débats actuels. Les industriels très énergivores devront s’adapter aux nouvelles conditions du marché tout en participant à la dynamique de concurrence.

Il y a toutefois une incertitude sur les mécanismes fiscaux proposés, en particulier sur la réduction des accises sur l’électricité. Les discussions visent des amendements pour baisser ces taxes — comme l’a dit Roland Lescure : « Si vous les baissez, c’est une baisse de la facture » — mais il faut trouver des sources de financement pour ces baisses fiscales.

La Programmation pluriannuelle de l’énergie est évoquée comme une feuille de route possible pour financer ces projets ambitieux, sans que des détails précis sur la mise en œuvre aient été fournis pour l’instant.

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