À l’arrêt depuis Fukushima, la plus grande centrale nucléaire du monde prête à redémarrer au Japon

Le Japon relance la plus grande centrale nucléaire du monde, 14 ans après Fukushima.

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À l’arrêt depuis Fukushima, la plus grande centrale nucléaire du monde prête à redémarrer au Japon
À l’arrêt depuis Fukushima, la plus grande centrale nucléaire du monde prête à redémarrer au Japon © L'EnerGeek

Le Japon s’apprête à franchir une étape importante dans sa politique énergétique en décidant de relancer la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, présentée comme la plus grande centrale nucléaire du monde, une décision choc à Tokyo. Pour l’opérateur Tepco, c’est un tournant : il n’avait pas remis en service de réacteurs depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. Ce redémarrage intervient alors que le pays se tourne de nouveau vers le nucléaire pour répondre à ses besoins en énergie et à ses objectifs climatiques.

Pourquoi relancer la centrale maintenant

Après le séisme et le tsunami dévastateurs de mars 2011, qui ont provoqué la crise à Fukushima Daiichi, le Japon avait mis tous ses réacteurs à l’arrêt, explique BFMTV. Environ 18 000 personnes ont perdu la vie à la suite de ces événements.

Malgré la gravité de la situation, le pays a progressivement remis en route son parc nucléaire : expansion rapide du parc nucléaire avec 14 réacteurs remis en service à ce jour. L’objectif est de réduire une forte dépendance aux combustibles fossiles, qui couvrent encore près de 70 % des besoins en électricité.

Le Japon vise la neutralité carbone d’ici 2050, un but ambitieux pour lequel l’énergie nucléaire joue un rôle important.

La centrale de Kashiwazaki-Kariwa, le projet en détail

Située sur la côte de la mer du Japon, face à la péninsule coréenne, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa occupe 400 hectares. Elle comprend sept réacteurs, ce qui en fait un atout majeur pour le pays.

Tepco indique qu’un de ces réacteurs pourrait être remis en service autour du 20 janvier, sous réserve du feu vert des collectivités locales. L’entreprise affirme que la centrale respecte déjà les normes nationales de sûreté nucléaire.

L’assemblée départementale de Niigata a donné son aval au projet. Ce soutien politique a été confirmé par le gouverneur Hideyo Hanazumi, qui a appuyé la décision dans le cadre d’un vote visant à adopter un budget supplémentaire contenant une résolution significative.

Au niveau national, la Première ministre Sanae Takaichi s’est également déclarée favorable, exprimant le soutien du gouvernement national à l’énergie nucléaire.

Objectifs énergétiques et enjeux

Pour un pays développé mais « pauvre en ressources » comme le Japon, le retour au nucléaire présente des avantages stratégiques. En rétablissant une part importante d’électricité d’origine nucléaire, le pays cherche à diminuer ses émissions de CO2.

Le Japon reste le cinquième émetteur mondial de dioxyde de carbone, derrière la Chine, les États-Unis, l’Inde et la Russie. Pour 2040, les objectifs incluent une réduction de la part des centrales thermiques à 30 % ou 40 % du mix électrique.

Les besoins en électricité devraient augmenter, notamment avec le développement de technologies comme l’intelligence artificielle, ce qui renforce l’argument en faveur de sources fiables et stables.

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