À l’approche des fêtes de fin d’année 2025, les automobilistes en France ont un peu de répit : les baisse des prix des carburants ont nettement reculé. À quelques semaines des vacances de Noël, ça fait du bien au porte‑monnaie, mais ce soulagement risque d’être de courte durée. Les spécialistes attendent en effet un retournement dès le début de 2026, lié à des facteurs structurels qui devraient pousser les prix à la pompe à la hausse.
Un petit soulagement côté prix en 2025
En cette fin d’année, le prix du gazole s’établit à 1,66 € par litre début décembre, après être monté au‑dessus de 1,71 € il y a à peine un mois, confirme Auto Plus. Cette baisse significative de 0,10 € par litre en trois semaines s’accompagne d’une décrue du prix de l’essence SP98, qui repasse sous la barre des 1,80 € le litre. À l’échelle internationale, le baril de Brent évolue sous 60,45 €, ce qui favorise la tendance à la baisse.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation :
- un apaisement sur les marchés pétroliers mondiaux
- la suspension partielle des sanctions américaines contre la Russie
Malgré cela, les professionnels préviennent qu’un rebond des cours du brut n’est pas exclu dans les semaines à venir, ce qui pourrait inverser la tendance en 2026.
Un élément important des pressions à venir sur les prix à la pompe tient aux hausse des certificats d’économies d’énergie (CEE), en place depuis 2005. Ces certificats obligent les fournisseurs de carburants et d’énergie à financer des actions visant à réduire la consommation énergétique. Un décret d’octobre 2025 a relevé ces obligations financières : l’enveloppe annuelle passe de 6 milliards d’euros à 8 milliards d’euros pour la période 2026-2030.
Cette hausse sera répercutée sur les consommateurs dès le 1er janvier 2026. Le coût additionnel des CEE, qui avoisine actuellement 0,11 € par litre, devrait grimper à une fourchette comprise entre 0,15 et 0,17 €. Pour Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), cette charge pourrait faire augmenter les tarifs à la pompe de 0,04 à 0,06 € par litre. « Je m’attends à ce que les prix à la pompe augmentent de l’ordre de 0,04–0,06 €/L », a‑t‑il précisé, rappelant que ces ajustements seront inévitables.
Ce que ça signifie pour les consommateurs et la suite
L’effet de la montée en charge des CEE ne se limitera pas au prix au litre : cela pèsera aussi sur le budget annuel des ménages. La Cour des comptes qualifie les CEE de « quasi‑taxe », évaluant leur coût moyen à 76 € par an pour les automobilistes français. Le gouvernement dit être « très vigilant » sur ces questions et surveille l’évolution du pouvoir d’achat des consommateurs.





