La ville de Bruz, juste à côté de Rennes dans l’Ille-et-Vilaine, va bientôt changer du tout au tout avec le réaménagement de la place de Bretagne. Ce chantier, qui se déroulera en 2025 et 2026, a pour but de moderniser le lieu tout en tenant compte des mesures environnementales actuelles. Mais ce projet fait déjà jaser dans le coin, certains habitants se demandant si c’est vraiment nécessaire et surtout si le budget engagé est justifié.
Un investissement costaud pour un projet qui dure
Le budget total du projet s’élève à 800 000 €. Cet investissement se divise en deux parties : 116 000 € pour l’aménagement global de la place, et 684 000 € pour l’installation d’ombrières photovoltaïques. Ces structures, assez innovantes, vont couvrir 50 % du parking, offrant ainsi de l’ombre pendant l’été tout en produisant de l’électricité verte. En fait, la nouvelle loi oblige désormais que les parkings de plus de 1 500 m² intègrent une solution énergétique durable lorsqu’ils sont rénovés.
L’électricité générée par ces ombrières sera utilisée pour alimenter plusieurs bâtiments publics situés dans un rayon de deux kilomètres. On retrouve parmi eux le Grand Logis, la mairie, un collège, une médiathèque et une salle des spectacles. Ce dispositif vise à diminuer l’émission de gaz à effet de serre tout en optimisant l’utilisation des ressources du coin.
Des voix qui s’élèvent sur les choix budgétaires
Malgré les arguments en faveur des bénéfices environnementaux, le projet divise. Vincent Saulnier, élu de l’opposition, n’est pas vraiment emballé et s’interroge sur la priorité donnée à cet investissement. Pour lui, il faut se poser la question : est-ce que ce projet est vraiment attendu par les riverains et les usagers de la place ? Il intervient : « Cet investissement est-il prioritaire et est-il nécessaire ? Est-il attendu par les riverains et les usagers de la place ? Nous ne sommes pas du tout convaincus de ce choix. » Par ailleurs, certains craignent que le coût trop élevé ne fasse grimper les impôts locaux.
En complément des ombrières photovoltaïques, d’autres aménagements sont prévus pour rendre l’environnement urbain plus agréable. Rennes Métropole prendra en charge la création d’espaces piétonniers végétalisés et l’installation d’une caméra de vidéosurveillance pour booster la sécurité. En parallèle, Marie-Cécile Pinard évoque aussi la possibilité de mettre en place une zone bleue, qui limiterait la gratuité du stationnement à une heure.
Un cadre légal qui bouge et des ambitions un peu freinées
Ce projet s’inscrit dans le cadre des objectifs de la loi climat et résilience. L’État a en effet donné aux entreprises privées et aux collectivités cinq ans pour équiper leurs parkings de plus de 60 places avec ce type de structure.
Toutefois, tout le monde n’est pas sur la même longueur d’onde concernant ces changements. Par exemple, le Super U local, qui souhaite depuis un moment agrandir sa surface actuelle de 1 500 m², voit ses projets mis en attente.






